Vous n'êtes pas identifié(e).

#151 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 11-10-2018 15:12:45

Nikkicorp a écrit :
tisma a écrit :

On a la 4éme de couverture et le personnage de la tranche (effectivement, malgré mes doutes, c'est bien Hugo) ! Je vous laisse profiter de l'image (Il y a d'autres images sur le compte facebook ou insta des auteurs, mais celle-ci est la plus intéréssante !

Pour la 4éme de couverture, tu avais presque raison Nikkicorp (je crois que c'est toi qui s'en est rapproché le plus) Jenny est bien écrasé par la popularité de Karine, mais Vicky l'est également ! (Ps : je crois que l'image de Karine dans le sommaire du 3402 et le même que sur la 4eme de couv)

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/ … e=5C183B3F

Je me rappelle pas avoir fait de proposition sur la scénette de la 4ème de couverture, après je peux me gourer, mais l'image dans le sommaire est bien tiré de la 4ème de couv, cela signifie que Karine ne sera pas obligatoirement présente dans les 3 pages du 4202 tongue

C'est parce que c'est Khilian qui avait proposé ça. D'ailleurs, c'est le seul à l'avoir fait, les autres se contentant de commenter son idée. Notamment, dans sa version, seule Jenny se faisait piétiner, et tisma avait fait remarquer avec justesse que ça spoilerait un des twists du tome. En effet, Vicky passe à peu près un tiers de l'album en disgrâce, avant sa vengeance.

Sinon, effectivement, jamais la scène du 4e de couverture n'a été similaire à une image tirée de l'album en lui-même, cet aperçu de Karine en dédicace dans le sommaire du 4202 ne peut donc correspondre à une des planches de ce numéro (cependant, c'est peut-être quand même un indice de ce qui s'y passe).

#152 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 09-10-2018 12:09:47

Je pense aussi que Karine va faire un truc pas joli pour se prouver qu'elle vaut quelque chose, qu'elle est capable de mener la danse, et ainsi accomplir l'oeuvre de Karine. Qui en sera l'infortunée victime reste sujet à débat. Jenny, c'est possible, oui. Mais je penche plus qu'elle va faire du mal au groupe/à Albin (en se disant qu'elle se venge de ce qu'elle a enduré  cause de lui)/aux Underdogs. Jenny pourrait en soufrfir indirectement: on s'attend tous à ce que notre rouquine cherche de l'aide auprès de Karine, son amie d'enfance et plus sincère que Vicky, mais si justement, celle-ci était trop occupée à jouer les stars ou à se venger qu'elle en négligeait Jenny au moment où cette dernière a justement le plus besoin de réconfort? Si Jenny venait à dire pendant le final un truc du style: "Merci, mais j'ai dû m'en sortir sans toi. T'as peut-être réussi en tant que chanteuse, mais tu as échoué en tant qu'amie! Maintenant je vais me débrouiller sans toi, tu m'as abandonnée." . Une chose est sûre: face à un tel discours, Karine réagirait (en tous cas bien plus que quand c'est Albin qui lui fait remarqué qu'elle a pris la grosse tête).

#153 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 09-10-2018 08:43:52

Hugo sera sur la tranche, c'est une certitude de l'ordre de 99%. Certes, il est étrangement absent, mais l'importance d'un personnage ne se mesure pas au nombre de cases dans lesquelles il apparaît, mais à l'impact qu'il a sur l'histoire. Hugo est le premier amour de Jenny, sa première relation sérieuse basée sur autre chose que des éléments superficiels. Que ce couple soit destiné à tenir ou non, Hugo a clairement mérité d'être mis en valeur comme l'un des personnages incontournables de cette bédé. Dans le cas de figure où ça capote définitivement avec Jenny, ce tome (qui marquerait sa sortie) serait sa dernière occasion d'être sur la tranche. Comme pour Dan qui ornait celle du tome 5, album où il effectue lui aussi sa sortie. Quant à l'idée qu'à la place d'Hugo on aurait Xander ou Lara...désolée, mais ce serait comme mettre Gary sur le 5 ou Jean-Franky sur le 6.

Aussi, le fait qu'une nouvelle image d'Hugo et de sa nouvelle pote ait été diffusée encourage à penser qu'on les reverra bientôt.

Je n'ai vraiment pas envie que Xander soit un ancien Albinos, ou qu'il ait un lien quelquonque avec Albin. Parce que les révélations sur le passé d'Albin ou de son groupe, ça commence à bien faire! Ça m'avait déjà gavée dans le tome 7 avec Anna: en dehors du fait que je n'aimais pas la révélation en question, ça avait un effet de "trop", à la fin, le passé d'Albin est tellement chargé qu'on se demande comment il a eu matériellement le temps de vivre tout ça, à croire qu'il ment aussi sur son âge réel, eh ben dites donc, il est drôlement bien conservé alors! Et puis, quand il rencontre Xander, tous deux réagissent comme s'ils se voyaient pour la première fois. Alors, peut-être qu'ils font semblant pour que Karine ne se doute de rien. Mais d'une, je ne vois pas pourquoi Albin lui cacherait ça, il n'a aucun intérêt à le faire et ça irait à l'encontre de son arc de personnage qui est supposé devenir plus sincère avec elle. Et de deux, Albin qui ment et manipule, quelle originalité! C'est pas comme si on nous avait fait le coup environ 15 fois! Désolée d'être si incisive sur le sujet, mais l'idée de nouveaux personnages qui ont forcément un lien passé avec des personnages récurrents, je trouve ça du même niveau de faisandé qu'un scénario de mauvaise série style PLus belle la vie. Et puis quoi encore, Lara est la cousine au troisième degré de Mégane?

Bref, j'aime beaucoup ce qui se passe avec Albin dans ce tome, car on explore enfin son évolution actuelle plutôt que d'inventer une énième péripétie dans son passé. Je serai déçue si ça partait dans la direction inverse.

Sinon, la dernière planche publiée (celle avec le régime "vengeance") était la 33e. Sur un total de 46 si je ne me trompe pas. Si le final fait 8 pages, il nous en reste encore 5. Comme le Spirou en kiosque ce mercredi 10 n'a pas de Nombrils (par contre il y a les Vacheries) et que celui de la semaine prochaine (mercredi 17) n'en aura pas non plus, il nous reste deux numéros (ceux du 31 octobre et du 7 novembre) avant la publication de l'album. Donc, deux numéros pour 5 planches si le final est après l'album.

#154 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 07-10-2018 08:26:03

Eh ben, ZOMMIT, tu as vraiment l'air de détester Hugo (ou du moins le couple Jenny/Hugo).  Perso ça ne me dérange pas, même si ce n'est pas la sous-intrigue la plus palpitante, ça a au moins le mérite d'avoir été mignon dans le tome 7 et d'avoir enclenché une réflexion chez Jenny.

Sinon, je ne comprend vraiment pas pourquoi tu parles autant de Floria et de l'auteur de Boni, aurais-tu une balise qui part en sucette ou quelque chose dans ce genre?

Moi, la question que je me pose, c'est quant à l'illustration sur le 4e de couverture, vous savez, la scénette avec "La vie est cruelle. Et puis après?". À votre avis, qu'y aura-t-il cette fois?

#155 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 02-10-2018 08:15:26

Bouououh, Xander! Je te déteste autant qu'Anna. Tiens, à ce propos...
[spoiler]

Tome 7: Karine et Albin se disputent. Karine s'en va, fâchée. Anna en profite pour se rapprocher d'Albin qui est à ce moment moralement au plus bas et tente de le tripoter. Même si c'est son ex et qu'il a bien dû éprouver de l'attirance pour elle (à défaut d'amour), il n'a pas l'air très chaud, ce qu'elle ne semble pas prendre en compte.

Tome 8: Karine et Albin se disputent. Albin s'en va, fâché. Xander en profite pour se rapprocher de Karine qui est à ce moment moralement au plus bas et tente de se la faire. Même si elle a manifestement eu un léger béguin pour lui plus tôt dans le tome, elle n'a pas l'air très chaude pour aller aussi loin et n'apprécie pas que ça se passe aussi vite, ce qu'il ne semble pas prendre en compte.

Oh, I've noticed a pattern.

[/spoiler]

Campanita, qui une fois de plus réfléchit trop.

#156 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 28-09-2018 13:35:49

Okay, j'avais fait le calcul mentalement à l'arrache et une fois de plus, j'aurais pas dû. ^^

Bah, c'est pas grave, dans l'album même ou dans Spirou, ça me va.

#157 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 28-09-2018 08:04:44

En tous cas, l'album sort le 9 novembre, qui est un mardi. Comme Spirou est en kiosque le mercredi, ça ne ferait qu'un jour de différence.

#158 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 27-09-2018 09:35:17

Effectivement, la planche de cette semaine n’apporte pas de révélation de ouf guedin et ne fait pas trop avancer l’histoire. Mais elle contribue à faire monter la sauce pour nous emmener de façon harmonieuse vers un final que nous prédisons explosif.

[spoiler] Et puis, on revoit Kate, et si ce qu’elle raconte n’apporte rien concrètement (en tous cas, rien qu’on n’aurait pas pu deviner par nous-mêmes), sa réapparition a le mérite de nous éviter « l’effet Hugo », à savoir nous faire nous demander ce qu’elle fabriquait depuis tout ce temps au point de donner l’impression qu’elle aurait elle aussi disparu mystérieusement de la surface de la planète. Après, personne ne se souciait d’elle il faut l’avouer, ce qui doit être en rapport avec le fait que la sympathie qu’elle nous inspire doit avoisiner le niveau de conversation de Kevin-Eugène. Kevin-Eugène qui fait un caméo dans cette planche mais, disons-le platement, il ne sert à rien d’autre qu’à décorer.

Bref. Vicky et Kate sont convoquées dans le bureau de la directrice pour une engueulade, la miss ayant été impolie envers un professeur. L’enseignant en question est le fameux prof de physique dont elle se plaignait depuis un certain temps, bien qu’elle donnait l’impression d’être amusée quand elle en parlait à Karine : celui qui lui reluque régulièrement les fesses de manière éhontée. Vicky a fini par lui dire ce qu’elle en pensait, et comme à son habitude, elle n’y est pas allée le dos de la cuillère, nous connaissons l’énergumène, nous savons qu’elle a le verbe haut et un vocabulaire fleuri.

D’un certain côté, s’adresser grossièrement à un professeur, c’est mal. Mais d’un autre, mater une petite jeune (peu importe comment elle est habillée), ce n’est pas mieux. Et s’il se croit autorisé à le faire parce qu’il a un ascendant sur elle (étant son professeur, donc un « supérieur »), c’est encore pire. Il est certain que compatir pour Vicky est difficile en ce moment tant elle nous a donné l’envie de la baffer dans les épisodes précédents. Mais après ce qui s’est passé avec Xander et Karine, je dois dire que je tire une certaine satisfaction à voir un autre personnage féminin remettre à sa place un pervers, même si elle le fait d’une manière irrespectueuse. Et puis, sa réplique est réellement drôle. S’il y a bien un truc qu’on peut accorder à Vicky, c’est son sens de la répartie.

Je ne peux donc m’empêcher de partager l’hilarité du duo de connasses quand, une fois sorties du bureau, Kate, qui avait promis des remontrances à sa fille, révèle qu’elle est en réalité fière de celle-ci. C’est même assez touchant de voir Vicky recevoir enfin de l’affection de sa mère (elle lui fait même un bisou), dommage que ça soit pour de mauvaises raisons.

La Conasse & Fille sprl s’engage alors dans le couloir, et Kate peut constater que son engeance attire le regard bovin de tous les beaux mecs du coin. Elle s’empresse donc de la féliciter, pour ça et pour le gros coup de schlass dans le dos de Jenny. Et en plus, Vicky a perdu les horribles 300 gr qui gênaient tant sa génitrice au début de l’album. La sonnerie retentit est elles se séparent.

La suite et fin de la planche m’enchante un chouïa moins, parce que le gag vers lequel on s’achemine ne fonctionne que si on part du principe que Vicky a soudainement perdu quelques points de QI (ah, en fait, les 300 gr, c’était ça... Non, Vicky, tu as dû mal comprendre, c’était « matière grasse » qu’on t’avait dit, pas « matière grise »...). Car notre chère brune métissée est désormais convaincue que faire des vacheries aux gens fait maigrir...Non, sérieusement, si c’était le cas, avec tous les connards qu’il y a sur Terre, nous vivrions parmi une population de gens rachitiques !

Vicky pense donc qu’elle perdra d’avantage de masse si elle continue à schlasser le monde. C’est ainsi qu’elle décide de s’en prendre à nouveau au physicien libidineux. Mais cette fois, ça vole vraiment pas haut. Non, mais, la réplique avec les lasers était bien envoyée. Mettre des punaises sur sa chaise, c’est du niveau de Bart Simpson ou Denis la Malice. Et tous les élèves bien évidemment se marrent comme des baleines. Bravo, Vicky, tu es devenue le clown de la classe, j’espère que t’es contente de toi ! Et comme certains l’ont évoqué, comment t’aurais fait s’il avait été hémophile ?

Et non, ça ne t’as même pas fait maigrir. T’es devenue conne, en fait, bordel de smeg (tiens, ça faisait longtemps que je n’avais plus utilisé ce juron) ? .[/spoiler]

#159 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 21-09-2018 14:33:33

Et voici, comme promis, la version qui spouale !

[Spoiler]
La planche du jour est centrée sur Jenny.
Youpie-youplaboum, on a enfin des nouvelles de la famille recomposée. Sûr, on avait déjà eu la confirmation qu’ils étaient toujours en vie dans une page précédente, mais nous ignorions toujours ce qu’ils pensaient de ce que Jenny endurait aux mains de Vicky. Et la réponse est… *roulements de tambour* ils s’en foutent.
Ce qui peut paraître décevant, mais totalement dans la continuité de l’idée de base pour l’intrigue de Jenny : personne n’en a rien à cirer de sa souffrance, elle est seule. Maintenant qu’elle est « moche » et déprimée, elle n’est plus considérée comme digne d’intérêt et ses proches préfèrent la fuir en se trouvant des excuses bidons que de l’aider ou même simplement la consoler tellement son état les rebute. Et comme elle est très certainement dépressive (pas que je veuille poser un diagnostique, mais c’est difficile de ne pas voir un parallèle entre elle et Albin dans le tome précédent…voire avec Murphy, avec qui elle partage d’ailleurs sa couleur de cheveux et maintenant ses boutons), elle est dans un tel état d’apathie qu’elle ne risque pas de se ressaisir d’elle-même, surtout avec le peu de soutien dont elle dispose. C’est frustrant, je le conçois, d’un point de vue narratif, un personnage qui ne fait rien et se contente de mariner dans sa misère. Mais réaliste.

Au moins, Albin avait Karine qui faisait le déplacement jusqu’à chez lui pour lui apporter à manger. Jenny, tout porte à croire que Jennifer la laisserait crever de faim si elle ne faisait pas partie de la maisonnée pour qui elle cuisine. Vous sentez cette vague de haine subite qui vous tord les tripes ? Habituez-vous, vous allez encore la ressentir au gré de la lecture. Pas autant que le dégoût envers Xander de la semaine passée, mais quand même.

Jenny, donc, est en train de trier ses vêtements afin de voir des quels elle pourrait se débarrasser. Et diantre, il y en a du vert dans sa garde-robe, on se croirait chez les Kokiris ! Parmi la pile de fringues, on reconnaît notamment son chapeau iconique, va-t-elle l’éliminer dans une prédiction d’un changement de look futur ? La planche ne répond pas à cette question. Jenny s’attarde plutôt sur un blouson (vert lui aussi, et qu'on l'a vue porter dans les tomes précédents) qui ressemble beaucoup à celui de Daria. Elle le trouve hideux et déplore le fait qu’elle ait pu l’aimer par le passé.

Entre alors Jenna, venue justement pour lui taxer un haut bleu à paillettes (qui lui me donne l’impression d’avoir été taillé dans la robe d’Elsa) pour aller draguer au centre commercial. Jenny lui demande si elle peut y aller avec elle car elle s’ennuie toute seule. Embarrassée, Jenna n’ose lui dire qu’elle aurait honte d’être vue avec elle et esquive en changeant de sujet. Comme elle est prise au dépourvu, elle ne trouve rien de mieux que de parler de pingouins (eh oui, Kamoulox). Jenny s’en rend compte (pour une fois) mais n’a pas le temps d’adresser des reproches à sa cadette que Will et Jennifer débarquent, le petit Willy qui fait ses premiers pas sur les talons (ceux de ses parents, je veux dire…quoi que, s’il marche, c’est forcément en partie sur ses talons à lui aussi, à moins qu’il ne soit digitigrade…je suis en train de m’embrouiller, là, non ?). Les deux vioques (désolée, mais c’est pas comme s’ils m’inspiraient le respect dans cette scène), viennent voir si Jenny à des vêtements dont elle ne veut plus car ils vont les donner au comptoir familial (c’est marrant, mais j’ai l’impression que ce geste de générosité n’est qu’une façade pour se donner bonne conscience, façon « Mélanie », mais pourquoi donc ?). Encore une fois, Jenny demande si elle peut les accompagner, mais ils refusent avec la même gêne  que Jenna (qui en a profité pour filer à l’anglaise). Will sort une excuse un peu plus plausible : il faut que quelqu’un reste pour garder Willy. Celui-ci réagit, il se met alors à parler. Oooooh, comme c’est mignon, il grandit le tit nenfant, maintenant, il est capable de faire des phrases plus ou moins construites, même s’il écorche des mots. Et qu’est-ce qu’il dit ?

« Veux pas ‘ester avec elle ! L’est trop moche ! »

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Okay, okay…il a quel âge ce môme ? En tous cas, s’il est capable de marcher sur de courtes distances en s’accrochant aux jambes des adultes, on le voit quand même se faire promener en poussette dans la dernière case, et dans le tome précédent, c’était encore un bébé. Je suis pas une experte en mioches, mais il me semble qu’il est beaucoup trop jeune pour avoir conscience des concepts de beauté et de mocheté tels que définis par les normes sociétales. Un bout de chou pareil, au mieux il considère comme laid ce qui provoque chez lui un sentiment de peur de façon primaire, comme un visage grimaçant, un maquillage de clown psychopathe ou une madame avec un grand chapeau comme Geneviève de Fontenay (d’ailleurs, moi aussi elle me fait peur). L’apparence actuelle de Jenny n’a rien d’effrayant, et elle n’est pas moche dans l’absolu. Elle est moche au regard des canons imposés par la société, qui n’ont rien de naturel, dépendent de la culture, et qui influencent plus ou moins inconsciemment toute personne ayant atteint l’âge de raison (7 ans il me semble). Willy ne peut donc pas trouver Jenny moche, et encore moins faire un lien entre le fait d’être moche et celui de ne pas être digne de compagnie.

Vous allez dire que je pousse trop loin l’analyse, que le but c’était juste d’ajouter un gag pour montrer que Jenny est tellement craignos que même le bébé de la famille la fuit. Et c’est sans doute vrai. Mais je suis une fan allumée qui adore chipoter sur les détails et chercher des sens cachés là où il n’y en a pas. J’ai une réputation à tenir (et puis je sais que vous aimez ça vous aussi). Parce que j’ai une explication à pourquoi Willy dirait ce genre de truc : les enfants sont des « éponges » : ils absorbent tout ce que les adultes disent autour d’eux sans forcément le remettre en question et les intègrent. Il est donc fort probable que durant des semaines, Willy a entendu son père, sa mère et deux de ses grandes sœurs dénigrer la troisième de manière dégueulasse, se moquant d’elle, répétant à quel point sans ses cheveux elle est laide, impopulaire, et indigne d’amour. Et si eux ont le réflexe de jouer les faux-culs devant elle, le gamin parle sans filtre.

Bref, les deux croulants filent avec leur gniard. Jennifer veut dire à Jenny « À bientôt, ma belle ! » mais s’interrompt en se souvenant que sa fille ne l’est plus, belle (oui, c’est à ce point-là).

Jenny est désormais seule et s’en va pleurer sur son oreiller. Elle rage sur le fait que sa famille la traite comme une grosse crotte parce qu’ils la jugent sur son apparence, et que c’est injuste. Elle réalise alors que c’est exactement de cette façon qu’elle s’est comportée, qu’elle aussi a agi de manière superficielle et a dû engendrer de la peine. Sur les murs sont épinglées plusieurs photos d’Hugo. La mise en scène est là, le lecteur fait 2+2. Jenny se rend compte, effarée, à quel point elle a pu être cruelle alors qu’elle l’aime. Et elle fonce lui faire des excuse !

Là, on est tous en train de se dire : « Enfin ! Amen ! »



Sauf qu’elle ne parlait pas d’Hugo mais du blouson vert du début !
Non, avouez, ce gag est bon, il a tellement bien joué sur nos attentes ! Après, on se dit que merde alors, elle n’a toujours pas compris, elle continue à stagner, on a cru à une évolution mais finalement non. Je ne serais pas aussi catégorique : selon moi, cette histoire de blouson préfigure la vraie prise de conscience de Jenny envers Hugo, qui adviendra tôt ou tard dans l’album. Reste à découvrir quand.
[/Spoiler]

#160 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 20-09-2018 15:38:25

J'ai le 4199, et je peux dire qu'il devrait plaire à tout le monde.
Version sans spoilers: on répond à une question qu'on se posait tous, quelqu'un semble enfin avoir une prise de conscience, et pour couronner le tout, c'est une chute avec un bon gag (bon dans le sens où ça ne me donne pas l'impression d'être forcé par contrainte humoristique).

La version avec spoilers plus tard.

Sinon, je ne connais Lou que de nom, et je me félicite de vous avoir tous influencés pour adopter le nom "Kevin-Eugène".

#161 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 18-09-2018 14:36:38

Je trouve un chouïa étrange que la tranche soit consacrée à un personnage dont la première apparition est dans le tome lui-même, et puis ça voudrait dire qu'Hugo n'y apparaîtrait jamais alors qu'il a eu un grand rôle dans la série ( à égalité avec Mégane dans le tome 7, et c'est cette dernière qui a eu l'honneur de l'orner).

En parlant de Mégane et du tome 7, c'est vrai que je l'avais trouvée lourde à harceler Vicky pour que celle-ci s'assume en tant que lesbienne/bi. Parce que c'est à Vicky elle-même de décider quand elle sort du placard, quand elle s'en sent le courage. Mais l'empressement de Mégane était plus "Avoue que tu peux aimer les filles, arrête de te mentir à toi-même!" que "Avoue que tu ne peux pas me résister, laisse-toi faire!" Même leur baiser, je pense qu'à ce moment-là Mégane devait s'imaginer que c'était réciproque, et n'a plus essayé de la forcer à quoi que ce soit depuis (et puis, elle ne l'a pas fait boire pour mieux l'attirer dans ses filets). Et l'attirance de Vicky pour Mégane est réelle et dépasse le béguin de Karine pour un beau gosse qu'elle ne connaît pas.

Ce qui me fait penser que sur 4chan, ils ont tenté de lancer un meme appelé le "lesbian mind-blown" avec la planche où Vicky bave devant une Mégane en bikini.

#162 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 18-09-2018 09:35:38

Z.O.M.M.I.T a écrit :

J'ai une question , est ce que Albin est albinos , c'est normal qu'il voit ?

Oui, les albinos ne sont pas aveugles. Mais ils ont très souvent des problèmes de vue dus à la photophobie. Albin porte des lunettes de correction dans les flash back. Les rouges qu'il porte ensuite, on ne précise pas si en plus de la coloration les verres corrigent aussi la vue, ou s'il porte des lentilles correctrices en plus. Mais la teinte rouge doit également réduire la luminosité, ce qui est plutôt une bonne chose pour lui aussi (j'ai les yeux clairs + une hypersensibilité sensorielle, et si je ne porte pas de lunettes de soleil dès que celui-ci brille un peu trop, je me mets à pleurer voire je suis trop éblouie pour y voir correctement...j'imagine même pas ce que ça doit faire d'être albinos). Surtout que la lumière rouge a la longueur d'onde la moins "agressive" pour les rétines sensibles (merci à la dernière vidéo d'Astronogeek pour m'avoir appris ça).

Floria a écrit :

Quand à Vicky, je ne sais pas ce qui pourrait lui faire définitivement ouvrir les yeux, elle se fiche de tout, on était tous attristés par sa situation dans le tome 7, mais dés qu'elle retrouve la popularité, la métisse en a plus rien a foutre de tout ! Et puis sa façon de dire que Jenny deviendrait la nouvelle Karine ne m'a pas plus du tout, genre elle serait une nouvelle esclave bien obéissante, maintenant qu'elle est faible et déprimée. Connasse ! Non, décidément Vicky je n'arrive plus du tout à la porter dans mon cœur (j'avais déjà du mal avant) et je me fiche de ce qui pourrait lui arriver de mal à la fin du tome 8 (et ça arrivera). Même dans les Vacheries elle est insupportable, surtout à la fin car le fait que Karine risque le renvois du lycée ne l'empêche aucunement de dormir, contrairement à Jenny. Donc oui, je préfère Albin à Vicky, qui est pourtant un personnage principal, car lui a des regrets et réfléchit, elle n'en n'a pas.

Ah, Vicky, je l'adore, mais c'est vraiment parce qu'elle est fictive. Et effectivement, au vu des derniers évènements, c'est difficile de continuer à l'aimer. Albin est plus facile à soutenir et à pardonner, c'est sûr. Ce qui change un peu et ce n'est pas plus mal.

Non, parce qu'un truc qui m'avait aussi un peu gonflée dans le tome 7, c'était que Karine pardonnait à Vicky mais pas à Albin, alors que techniquement, il n'est pas pire qu'elle. Alors, encore une fois, dans la vraie vie, l'un comme l'autre je les fuirais. Mais c'est Karine que je ne comprends pas. J'imagine que c'est parce que leur amitié est tellement belle et tellement forte qu'elle transcende tout, mais dans les faits, tout ce qu'on peut reprocher à Albin, Vicky l'a fait, et parfois en pire. Et Karine, vis-à-vis d'Albin (et c'était pareil avec Dan, même si là aussi je comprends qu'elle prenne ses distances), c'est: "Tu m'as fait du mal une fois, je te déteste à vie, pas de seconde chance!" et vis-à-vis de Vicky: "Tu m'as fait du mal...euh...depuis le temps j'ai perdu le compte, mettons, vingt-six fois, alors je te donne une vingt-septième chance. Allez, je suis sûre que cette fois c'est la bonne, tu vas enfin changer, j'y crois!". Et pourtant, Vicky donne moins de signes d'évolution qu'Albin ou Dan.

D'un côté, je suis plutôt contente qu'une fiction avec des filles comme personnages principaux privilégie les amitiés féminines par rapport aux histoires de coeur avec des garçons, ça change agréablement de ce qu'on voit trop souvent, où l'accomplissement personnel d'une héroïne se résume souvent à se trouver un bonhomme. On a en somme une inversion du "les potes avant les putes" (oui, cette formule est d'un classe....) qu'on voit plus dans les histoires avec un héros masculin.

Mais Vicky, plus ça va, moins je comprends pourquoi elle devrait recevoir de l'amitié de Karine et Jenny. En fait, c'est bien simple, je ne me rappelle pas avoir lu ou vu de pire spécimen d'amie toxique dans une fiction.

Mégane, de grâce, réveille-toi, fais quelque chose pour elle! Allez, tu ne peux pas être mise en évidence sur la couverture sans raison, alors secoue-toi! Et pareil pour Karine, ne lui pardonne plus! Et Jenny, venge-toi!

#163 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 17-09-2018 11:00:14

Alors, en vrac:


Z.O.M.M.I.T, j’avoue que j’ai parfois du mal avec la manière dont tu construis tes phrases, et je ne suis pas toujours sûre de comprendre où tu veux en venir. Donc, si ça trouve, je vais mal interpréter tes propos. Je m’en excuse d’avance.


Anna, je m’attends à la revoir d’ici la fin du tome (même si le nombre de pages restantes se réduit et que la faire intervenir empêcherait peut-être de bien développer les intrigues de Jenny et Vicky). Ce qu’il y a, c’est que nous l’avions laissée sur une scène pour le moins ambigüe et étrange, et ça serait dommage de ne pas expliquer ce qu’il s’est passé, ça laisserait une impression de « pas fini ». Il faut au minimum qu’Albin raconte comment cela s’est terminé (en utilisant le discours indirect, ça peut tenir en une ou deux cases). Reste à savoir, si Anna réapparaît, ce qu’elle va faire. Mais Albin et Karine n’ont pas besoin de son intervention pour se démolir, ils y arrivent très bien tous seuls à mon humble avis.


J’ai bien peur que Gary et Red ne soient pas hyper développés non plus. Concernant Red, je me rappelle qu’il n’était pas très chaud pour intégrer Karine au groupe et qu’il insistait beaucoup pour qu’Albin la largue dans le tome 6 quand son amitié avec Vicky devenait une vraie nuisance. Leur rapports semblaient s’être réchauffés dans le tome 7, mais si les Albinos implosent, je le vois bien se retourner contre elle, du style: « Je le savais qu’elle nous causerait des emmerdes, celle-là! ».


Sinon, il y a bien eu un film nommé Underdog, je ne l’ai pas vu mais apparemment c’est une parodie de Superman avec un chien super-héros. À côté de ça, le mot « underdog » signifie « laissé pour contre » à peu près. Xander aurait-il un passé douloureux? Possible, sa famille a l’air plutôt dysfonctionnelle en tous cas. Mais tout comme pour Vicky, ça n’excuse rien. Par contre, trouver un lien à tout prix entre les Underdogs et les Albinos, je trouve que c’est un peu forcé.


Pour Jenny, moi je la trouve touchante. Elle a beau être stupide au point que ça n’est même plus réaliste, j’ai souvent le cœur serré pour elle. Par exemple, à chaque fois qu’elle cherchait à aider Vicky mais faisait tout foirer avec sa bêtise et que Vicky l’engueulait méchamment alors qu’elle voulait bien faire. Son cadre de vie a aussi de quoi donner l’envie de s’en faire pour elle. Après, les gags autour de sa connerie ont tendance à être répétitifs, et c’est pour ça que j’apprécie les changement qu’elle endure dans ce tome. Certes, ça traine et ça traine (le temps qu’il lui a fallu pour réaliser que Vicky était derrière son malheur...argh...) mais l’expérience qu’elle va en tirer risque d’être très intéressante. En tous cas, j’attends de voir.


En fait, celle qui n’évolue pas dans ce tome, c’est plutôt Vicky. Et pourtant, il y a des tas d’évènements survenus dans sa vie qui pourraient l’amener à se remettre en question, à méditer, et à changer drastiquement. Vinko, Mégane...Mais rien, on dirait qu’elle a tout oublié. Je sais pas, d’un côté, on a Albin qui nous a fait un PTSD et une dépression, et de l’autre Vicky qui s’en balek total. À la place, elle recommence les mêmes simagrées que dans les premiers tomes et ne semble obsédée que par sa popularité et à trainer avec des gens dont elle se fiche complètement en vérité. Même la crise que traverse sa famille ne lui fait ni chaud ni froid. Et sa bisexualité, j’en parle même pas. Si au moins on montrait que ça la rongeait inconsciemment et qu’elle se réfugiait dans des futilités, mais même pas...


L’histoire d’amour Jenny/Hugo n’est pas des plus passionnantes, mais c’était mignon, et ça aura au moins eu le mérite de faire découvrir à Jenny ce que c’était que de tomber amoureuse pour de bon plutôt que de sortir avec un beau gosse sans cervelle. Reste à voir, si comme Dan pour Karine ça restera une première expérience qu’elle devra apprendre à dépasser, ou s’il y a moyen que ça soit un peu plus. Là, Hugo semble avoir disparu, mais c’est moins la faute du personnage que celle du scénario qui semble avoir du mal à gérer tout le monde (même remarque que pour les parents et Jenna). En tous cas, j’aime bien Hugo, je le trouve assez adorable (ou « adorkable »), mais sans plus. C’est vrai qu’il rappelle Dan par son côté « mec banal parmi des personnages plus hauts en couleur et de ce fait un peu trop normal pour être passionnant », mais au moins, il n’a pas trompé Jenny et a pris soin de bien lui expliquer pourquoi c’était fini entre eux (parce que Dan peut-être perçu comme détestable pour avoir fait le contraire). Le pire qu’on puisse reprocher à Hugo finalement, c’est d’avoir un chara-design trop passe-partout, c’est clair qu’à côté d’Albin ou Mégane qui ont un look carrément iconique, il fait tache.


Aussi, je vois un parallèle entre Jenny et Albin (et pas juste à cause du côté dépressif): tous deux ont ruiné leur couple parce qu’ils étaient incapables de comprendre ce qu’ils avaient fait de mal. Enfin, Albin n’est pas dans l’incompréhension totale, il a plutôt capté que Karine lui reprochait son côté manipulateur, mais quand il l’avoue, il minimise la chose, comme s’il ne réalisait pas pleinement où était le problème. Quant à Jenny, elle semble juste inapte à percuter que si elle aime vraiment Hugo, elle ne doit pas lui imposer de changer pour elle tout ça parce qu’elle a peur d’être vue avec quelqu’un en surpoids. Je trouve ça assez amusant, qu’Albin et Jenny, personnages totalement opposés sur le plan de l’intelligence (le mec qui se vante de savoir lire dans les gens et la meuf qui prend tout au pied de la lettre) font finalement la même erreur. C’est aussi pour ça que j’aimerais qu’ils se croisent, ça pourrait être très constructif qu’en discutant ensemble ils voient leur reflet l’un dans l’autre.


Pour ce qui est de Murphy, je doute qu’on ait la place pour lui faire jouer un grand rôle. C’est plus un personnage d’ambiance qu’un acteur véritable (ou alors de manière très indirecte), de plus il a déjà eu droit à son épisode dans ce tome. Quant à Lara et Kevin-Eugène (le footeux), ce sont quasiment des accessoires de scène pour l’intrigue de Vicky.


En tous cas, moi aussi j’adore ce tome pour l’instant. Le précédent m’avait laissée sur ma faim. Celui-ci, je ne déplore que quelques longueurs et des personnages qui semblent avoir disparu sans raison (mais ce point peut encore être rattrapé). J’apprécie notamment le fait, comme l’a souligné Floria, qu’Albin soit montré sous un jour moins malveillant. J’avoue que ça commençait à me saouler, qu’on insiste à ce point sur ses mauvais côtés en enchaînant révélation sur révélation pour lui donner l’air de plus en plus glauque (parfois aux dépends de la cohérence, vraiment, le coup des 11 ex copines, je me demande toujours comment il a eu matériellement le temps de faire ça, et surtout pour quelqu’un dont le rêve est soi-disant de percer dans la musique, changer de choriste aussi souvent...). Je n’en pouvais plus, de voir répéter que « Attention, il n’est pas tout blanc...c’est marrant, parce c’est un albinos, ha ha! », au bout de la cinquantième fois je me disais « C’est bon, j’ai capté, il est pas tout blanc, on pourrait pas, pour changer, dire qu’il est pas tout noir non plus? Qu’il est gris, que c’est un humain ? » Il passe le tome 7 à panser ses blessures sans faire le moindre mal à personne, et paf! il se prend de nouveaux coups dans la gueule!


Vraiment, la manière dont il est traité dans le tome 8, où on le montre plus humain, avec ses bons et ses mauvais côtés (et non juste les seconds), qu’on nous rappelle ce qu’il y a d’appréciable chez lui, tout en montrant que Karine de son côté n’est pas une sainte, ça fait un bien fou!


Sinon, c’est vrai qu’il peut avoir l’air naïf à croire qu’il peut faire un monde meilleur grâce à la musique. Karine n’est d’ailleurs pas la première à le lui faire remarquer. Rappelez-vous les paroles de Vinko avant de le poignarder: « Regarde-moi dans les yeux et ose me dire que tu y crois! » et Albin qui réplique « J’y crois! » tout en soutenant son regard. C’est à la fois beau, fort, et incroyablement naïf. Mais ça fait partie de ce qui rend le personnage intéressant: alors que c’est un pessimiste et un cynique de première, qui ne semble croire en rien à part en les faits établis et voit ce qu’il y a de moche dans la vie et dans l’Humanité, il a cet idéalisme de croire qu’on peut refaire le monde grâce à la musique (quoi que quand il va découvrir ce que Xander a fait au nom de la musique, il risque de définitivement perdre tout espoir).


Z.O.M.M.I.T a écrit :

Albin à mon sens n’a rien à faire avec Karine en plus il est majeur et elle est à peine mineure .


« À peine mineure »? Tu veux dire qu’elle est comme Benjamin Button: elle est née vieille, elle va en rajeunissant, et là, elle va bientôt passer de 18 à 17 ans et devenir mineure?


Plus sérieusement, l’écart d’âge dans un couple, plus le temps passe, plus on s’en fout. Mon fiancé a 6 ans de plus que moi, celui de ma sœur en a 5 par rapport à elle, et mon frère en a 8 de plus que sa copine.

Je me rappelle qu’à l’annonce du Sweet Sixteen de Vicky, pas mal de lecteurs avaient réagi, car ils avaient réalisé que les héroïnes étaient plus jeunes que ce qu’ils supposaient, ce qui avait choqué car elles sont souvent mises dans des situations qu’on pourrait qualifier de matures, et sont toutes sorties au moins une fois avec un mec qui avait passé la majorité. Les auteurs avaient été étonnés (d’après une interview de l’époque) de ces réactions (qui apparemment émanaient surtout des lecteurs européens et pas trop des Québécois). En tous cas, les couples avec écart d’âge ne sont pas un sujet qu’ils voulaient traiter, à ce que j’ai compris. La relation Albin/Karine n’est pas supposée être lue comme un histoire de détournement de mineur. Et puis leur couple a suffisamment de couacs pour aller chercher ça.


Et puis, je trouve bizarre que tu pries pour le retour de Dan après avoir établi qu’il était comme Hugo et que ce dernier t’apparaissait comme un personnage plat et pas attachant.


De toutes façons, je m’en fiche si Albin et Karine ne finissent pas ensemble, Albin n’a pas besoin d’elle pour être intéressant, il ne se limite pas à un love interest, lui.



[Spoiler]

Concernant Xander et le fameux baiser, c’est vrai qu’en fait Karine pourrait avoir été consentante à ce moment-là. Mais ce n’est pas clair. Ce manque de clarté suffit pour que j’estime que Xander a agi sans chercher à savoir si Karine était d’accord. De toutes façons, je pense que nous sommes unanimes pour dire qu’il s’est comporté de manière irrespectueuse durant l’ensemble de la scène.


Karine a bel et bien éprouvé une attirance pour lui pendant un temps, et espérait peut-être qu’il se passe quelque chose en montant dans sa voiture. Mais ce baiser l’a prise de court, je la crois tiraillée entre le fait qu’elle est flattée que ça arrive, tout en trouvant que ça va trop vite (et puis elle est alcoolisée). Dès la case suivante, elle cherche à changer de sujet, et le premier qui lui vient à l’esprit, c’est son frère mort (et à ce moment-là, elle comme le lecteur croient qu’il est sincèrement dévasté par son deuil), si c’est pas une tentative pour lui refroidir ses ardeurs, ça...


Je pense toujours qu’elle devrait porter plainte, mais j’ai peur qu’elle ne le fasse pas. Pas mal de victimes d’agression ne font rien parce qu’elles n’ont pas tout à fait conscience d’être des victimes. Du coup, j’imagine bien Xander la devancer et raconter une version modifiée, faisant croire que c’est elle qui l’a charmé, et la faire passer pour une eum...gourgandine? La pauvre subirait alors du slut-shaming de la part des médias, et les Albinos la verraient comme une traitresse qui s’est compromise avec l’ennemi. C’est notamment là que je verrais Red se retourner contre elle.


Cela dit, peut-être que tous les membres du groupe ne goberont pas la version de Xander. Albin est quand même bien placé pour savoir ce que ça fait quand la presse raconte des conneries sur ton compte et te fait une réputation, n’est-ce pas, démon blanc?


Et je vois bien Vicky redevenir à nouveau jalouse de Karine et penser qu’elle a allumé Xander rien que pour la surpasser en tant que « croqueuse d’hommes » (elle passerait complètement à côté du sujet, mais bon, c'est Vicky).
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#164 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 13-09-2018 19:41:15

Pour être honnête, La main au cul je ne l'ai pas vue dès ma première lecture, la case n'est pas construite de manière à amener le regard vers ce détail et je pense que beaucoup de lecteurs passeront à côté. Et puis, difficile de dire s'il lui touche les fesses ou le bas de dos, Karine étant ...hum...bizarre d'un point de vue anatomique. Mais n'empêche, ça ne se fait pas de toucher quelqu'un à cet endroit comme ça! Je réagis peut-être de manière aussi épidermique (jeu de mots involontaire) parce que je ne suis pas très tactile (à vrai dire, je n'admets de contact physique que de la part de mon fiancé). Et Karine n'a pas prononcé le mot "non" de façon littérale, mais même moi qui ai du mal à décrypter le langage non-verbal je voyais qu'elle était dans une situation  de refus. Et puis le contexte est assez clair. C'est vrai que c'est aussi dans l'air du temps de parler de ce genre de situation, avec la vague de Meetoo et Balancetonporc, va savoir. Mais j'ai beau relire, je ne vois comment interpréter cette scène autrement.

Et oui, pareil, Karine me choque moins que Xander. Disons que si j'ai passé une partie de mon analyse à m'acharner sur elle, c'était par soucis de traiter les évènements par ordre chronologique. Mais effectivement, c'est bien Xander celui qui remporte le prix du connard dans cet épisode. .

#165 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 13-09-2018 16:06:52

Je suis gâtée cette semaine : en plus de 6 pages de Nombrils, c’est le rendez-vous mensuel avec Zombillenium, en plus du retour de La boîte à musique que j’avais trouvé très plaisant, et même Louca, que je lis rien que parce que j’adore le dessin alors que le sujet m’intéresse très moyennement (moi et les sports de baballe...tiens, et si après le foot, le tennis et le basket, il se mettait au hockey sur glace, rien que pour embêter Xander ? Comment ça je dis n’importe quoi et tout n’est pas lié ? Le Spirouverse n’existe pas ? Mais alors, ce rap battle Vicky Vs Tamara, c’était quoi ? Ah, un rêve que j’ai fait, bon d’accord.)

[Spoiler]
J’ai cependant le sentiment que ça sera plutôt Vicky Vs Karine pour déterminer laquelle est la plus détestable d’ici la fin du tome (on en est plus ou moins aux 2/3 de l’album, pour ceux qui aiment faire des calculs compliqués). Karine marque énormément de points dans ce domaine cette semaine, normal puisque tout est centré sur elle (et elle aime ça, être au centre de tout, hein !). Mais Vicky, pour les deux-trois cases où elle apparaît, s’arrange pour ne pas nous faire oublier qu’elle reste une adversaire féroce. Il faut lui reconnaître qu’elle sait mettre à profit toute occasion qui lui est présentée, quelle économie du détail ! Mais c’est définitivement Karine qui remporte le pompom. Du moins pour ce qui est des quatre premières planches, les deux dernières, ma foi, dirigent les foudres de ma colère plutôt vers Xander. Je commence de plus en plus à croire que ce personnage a été créé dans l’unique but de réconcilier les fans d’Albin et de Dan en leur offrant un ennemi commun. Parce que franchement, ce qu’il fait le sous-clebs, ni le barbichu ni le blanc-bec ne sont assez cons et connards pour oser le faire ! Ce qui me rassure, c’est que Karine s’en rend compte, et est donc moins idiote que nous le craignions. Ouf !


Bien, Karine, Xander et Albin étant les trois personnages importants, accordons d’abord rapidement un peu d’attention aux autres. Red et Mégane...euh...sont des figurants cette semaine. Non, désolée, rien d’autre à dire, j’ai une petite théorie dont je parlerai à la fin qui pourrait impliquer Mégane, mais c’est tout. Gary n’est sauvé que parce qu’il fait une blague nulle pour tenter de réconforter Karine à un moment. Ce qui me fait penser que, Gary, c’est peut-être le rigolo de service, mais c’est quand même un chic type, c’est toujours lui qui remarque quand quelqu’un va mal, vient le trouver, essaie de lui redonner le sourire, et est même capable de comprendre quand on préfère rester seul et sait s’éclipser. Bref, un big up pour Gary ! Jenny de son côté est toujours déprimée, trop pour ne fusse que penser à se venger pour l’instant. Quant à Vicky, elle prend un malin plaisir à frotter du sel là où ça fait mal. Sinon, Patrick est chiant, mais on est habitués.


Nous nous retrouvons donc au Muzifest où les Albinos doivent performer, mais dès les premières lignes de dialogue, il apparaît que le respect est mort. Les techniciens de plateau étant incapables de nommer correctement le groupe qui était pourtant la coqueluche de tous il n’y a pas si longtemps (pffft, fichue société kleenex et ses consommateurs girouettes !). Alors que même Jenny, en les qualifiant d’« Albatros », réussissait à avoir cinq lettres de juste, les tech les traitent de « Alumachins ». Vraiment, le respect est mort comme Alex Tremblay. En plus, ils écoutent en boucle l’horrible chanson niaise de Xander (à ce stade, j’ai presqu’envie que James débarque pour nous mettre Cheesy Factory, oui, c’est à ce point-là).


Karine est au taquet, au point qu’elle en devient aussi caractérielle qu’une bridezilla (vous savez, cette caricature de future mariée tellement obsédée par l’organisation du plus beau jour de sa vie qu’elle se transforme en monstre). Stressée, elle hurle sur tout et tout le monde. Évidemment, ça ne fait pas très bon ménage avec le pessimisme d’Albin qui est toujours en pleine remise en question. Se demandant s’il a fait les bons choix et complètement désabusé, il ne parvient pas à avoir la combativité nécessaire à la situation, ce que Karine prend très mal. C’est maintenant confirmé : ils n’ont pas du tout les mêmes objectifs, lui veut faire passer un message tout en gardant son intégrité artistique et sa sincérité, elle veut des projecteurs braqués sur elle. Elle émet un argument que je me rappelle avoir moi-même proposé lors d’une de mes critiques du T7 il y a trois ans : à savoir que peut-être ce n’est pas si mal de profiter d’un buzz pour gagner le droit de s’exprimer et ensuite faire passer le message. Sauf que très clairement, Karine ne sort ça que pour tenter de convaincre Albin alors qu’elle se fiche de son message (qu’elle appelle même « ton foutu message »), tout ce qu’elle veut c’est la gloire ! Mais le guitariste est inflexible et intransigeant, et de toute façon il n’aura jamais le sentiment de mériter ces lauriers si les moyens employés sont contraire à son éthique.


Karine essaie de se calmer en contactant ses amies. Ce qui ne fonctionne pas. Jenny, qui a coupé sa cam pour ne pas qu’on voit l’état dans lequel elle est, écoute l’horreur pondue par Xander (je sais que c’est un cliché sur les gens déprimés, mais elle pourrait pas écouter du Barbara plutôt ? Là au moins, les textes ont une certaine profondeur!). Vicky pour sa part se délecte à remuer le couteau dans la plaie à Karine en soulignant à quel point son instant de gloire est révolu. Karine l’accuse d’être jalouse et les deux s’envoient quelques piques. Cette conversation n’échappe pas à Albin (ça doit être un super-pouvoir de musicien, la super-ouïe, comme Mégane qui entend Gary ronfler à grande distance), bien qu’à mon avis il a surtout eu la confirmation de quelque chose qu’il pensait déjà : Karine, après avoir vécu dans l’ombre de Jenny et Vicky, se complait dans sa nouvelle célébrité et dans l’envie qu’elle cherche à inspirer à ses amies, en particulier à l’odieuse et égocentrique Vicky qui lui en a fait voir des vertes et des pas mûres par le passé. Mais qu’en faisant cela elle devient comme elles. Et voir son groupe, son rêve à lui, détourné à cette fin égoïste, ça lui plait moyen à Albin. Surtout qu’il doit réaliser que la fille timide qu’il voulait faire sortir de sa coquille est allée trop loin : il a créé un monstre !


Le concert a lieu, et c’est un désastre. Comme on doit approcher de Noël (il neige dehors), Patrick enguirlande ses poulains pour leur piètre prestation. Une fois le prod en colère parti se faire pendre ailleurs, Karine décide que ce fiasco est de la faute d’Albin. Alors, certes, quand on n’est pas convaincu de ce qu’on fait et qu’on n’est pas motivé, c’est mal parti pour faire des étincelles, mais de là lui faire endosser la responsabilité de cet échec collectif, c’est un peu comme pousser Mamie dans les orties alors qu’elle est en short ! Albin lui rétorque acerbement et très justement qu’elle n’a pas non plus rien à se reprocher au vu de ses motivations à elle, qui sont plus que discutables. Les deux se fritent méchamment, avec Karine qui sort des arguments de gamine immature, (« Beuh, c’est moi la méchante, c’est ça ? »). Elle sort dehors et Albin la suit, histoire de continuer cette dispute lamentable sans l’infliger aux trois autres. Et ça se conclut avec Karine filant une gifle à Albin....Karine...Karine...honnêtement, Albin aurait mérité plein de fois que tu lui flanques des baffes par le passé...mais là, justement, ce n’était pas le cas. C’est même toi qui devrait t’en prendre une en fait.


Vous allez dire, à raison, que j’abuse avec GoT en ce moment, mais avouez que ça défoule.
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À la rigueur, on pourrait reprocher à Albin son ton condescendant et moqueur (« Allez, on me la fait pas à moi, on sait tous les deux que ce qui t’intéresse, c’est de briller devant tes amies ! »), mais ça ne retire rien au fait qu’il a raison sur toute la ligne. Il n’y a que la vérité qui blesse comme on dit. Et je pense que Karine a été sacrément blessée dans son ego. Ce qui me fait dire ça, c’est qu’elle semblait persuadée qu’Albin était tellement désespéré de la reconquérir qu’elle s’attendait à ce qu’il la brosse dans le sens du poil, quitte à se trahir lui-même dans le processus. Sauf que non, Albin n’est pas de ce bois-là. Il a beau reconnaître être amoureux d’elle, il ne la laissera pas pour autant ruiner son rêve et utiliser le groupe qu’il a créé pour assouvir ses caprices. Elle n’a sans doute pas tort en supposant qu’il espérait que continuer à faire de la musique ensemble aiderait à raviver leur couple, mais je ne crois pas qu’il avait l’illusion de croire que ça allait les rabibocher par magie, il dit lui-même qu’il ne sait pas trop ce qu’il espérait au fond, probablement que ça donnerait un coup de pouce mais sans plus. Et là, il a constaté que même ça ça ne marcherait pas. Albin n’est pas le genre à s’inventer des chimères, contrairement à Karine qui se berce dangereusement d’illusions. C’est ça je crois, qu’elle n’a pas digéré : plutôt que de la conforter dans son délire de grandeur, il l’a brutalement ramenée sur terre. Pour une fois, Albin le manipulateur ne l’a pas manipulée, ne lui a pas menti, il a fait montre au contraire d’une franchise implacable...mais ce n’était pas ce qu’elle voulait entendre et elle en est profondément vexée. Et quand elle l’accuse d’être celui qui l’a embarquée dans cette histoire...OMG...Dis ma chérie, tu rappelles que tu es la douzième choriste, et que les onze précédentes n’ont pas eu l’occasion de toucher à la célébrité autant que toi puisque le méchant Albin les avait larguées avant ? Toi, tu es celle qui est restée, et il ne t’a pas forcée, c’est toi qui a décidé de signer ce fichu contrat ! Personne ne t’a mis un couteau sous la gorge que je sache. Pour sûr, une part de lui t’a laissée faire dans l’espoir que ça remarche entre vous, mais il t’a néanmoins offert l’accès à son groupe par amour malgré des motivations qu’il juge douteuses, et toi et toi seule a profité de l’occasion pour assouvir tes désirs de gloire ! Et maintenant que tout capote pour des raisons qui ne dépendent pas que de lui, tu as le culot de tout lui mettre sur le dos ? Oui, c’est ça, va t’assoir dehors près des poubelles pour te calmer...


J’ai aussi l’impression que dans cette scène, contrairement aux apparences, c’est Albin qui a mis un râteau à Karine et non l’inverse. Tous les deux avaient laissé la porte entrouverte à la possibilité de se remettre ensemble, mais alors qu’on s’attendait tous à ce que ça soit à Albin de se faire pardonner et à faire des efforts pour mériter Karine, c’est finalement lui qui ferme la porte, réalisant que tout est vain. Tout comme il acte le décès du groupe, il laisse tomber en ce qui concerne leur couple. Ça pourrait être lâche de sa part, mais d’un autre côté, c’est peut-être une preuve d’amour (preuve d’amour façon Albin, à savoir froidement et sans délicatesse) que de préférer abandonner celle qu’il aime plutôt que de l’encourager dans son délire. Et dans un certain sens, il a raison : ça ne peut que lui faire que du bien à la miss de redescendre de son nuage.


À partir de ce moment-là, même si j’ai envie baffer Karine, je commence à la trouver plus pitoyable qu’autre chose. Non, vraiment, elle me fend le cœur, par terre dans la neige entre un sac poubelle et une benne à ordures. Gary intervient pour tenter de lui remonter le moral (en faisant une blague comme quoi Albin aurait des soucis de transpiration...mouais, t’as déjà fait mieux, Ryry ! Mais bon, vu le concert désastreux, je comprends que toi non plus tu n’aies pas la pêche...). Cela échoue et Karine préfère repartir à l’hôtel seule. Gary parvient tout de même à lui filer sa veste. Aââââw....C’est le seul passage qui réchauffe le cœur dans toute cette mouise. Merci Gary encore une fois.


Karine se retrouve donc au café de l’hôtel comme une pauvre malheureuse (non vraiment, je n’arrive plus à la détester quand elle a cet air-là) à boire un chocolat apparemment dégueu (bon en même temps, le chocolat non-belge...). Et c’est là que Nuisible Number One entre en scène, j’ai nommé Xander (pourquoi à chacune de ses apparitions j’entends la marche impériale de Star Wars dans ma tête ?). Il prend place à la table de notre infortunée chanteuse, sous les regards envieux de groupies du bellâtre en pamoison (je peux avoir un sachet pour vomir ?). Il la baratine, continue son petit jeu de séduction, et fait ce qu’Albin refuse de faire, à savoir flatter son ego, par exemple en lui disant que c’est elle qui devrait être à la tête des Albinos (anecdote de passage, quand il dit « Nous sommes les deux leaders », la première fois j’ai mal lu et ça donnait « les deux dealers »...je crois que j’ai un souci^^).


Il lui propose de prolonger la soirée et leur conversation dans sa voiture avec une flasque de je-ne-sais-quoi d’alcoolisé. C’est à ce moment-là que le plan drague de Xander devient aussi évident que lourdingue. Lui et Karine parlent de tout et de rien (on apprend notamment qu’enfant elle était inscrite à une chorale et que c’est ainsi qu’elle a découvert qu’elle aimait chanter avant qu’une poussée de croissance subite ne vienne tout gâcher), mais surtout du fait qu’elle ne sait pas si elle aime Albin (notons qu’elle n’a pas tout à fait fermé la porte, même si les chances sont minces). Xander lui conte à quel point elle est belle, et pour continuer dans la subtilité, il la galoche sans prévenir.


Très visiblement mal à l’aise, elle tente de changer de sujet alors qu’il continue à la couvrir de baisers, ne captant visiblement pas qu’entre « embrasser » et « embarrasser », il n’y a qu’une lettre de différence et qu’il a déjà franchi la limite. Et quel sujet ! Ce qu’elle met sur le tapis, c’est Alex le hockeyeur, le soi-disant fréroooooot qui sera toujours son hérooooos. Si Xander avait eu le moindre charme à mes yeux jusque là, ce charme aurait définitivement volé en éclats à cet instant précis. La vérité la voilà : Alex n’était que le demi-frère de Xander (on ne précise pas quel parent ils ont en commun, mais je ne félicite pas pour son imagination le père/la mère qui a quasiment recyclé le même prénom pour ses deux mômes engendrés avec une personne différente) et ils ne s’aiment pas trop, les frangins. Selon Xander, Alex était un enfoiré de première (ouais, ben, c’est génétique, enfoiré toi-même !) qui l’emmerdait avec son hockey (je maintiens mon idée de lui envoyer un album de Louca le jour où celui-ci s’essaiera à ce sport, rien que pour le faire chier...tiens au fait, ça me rappelle que Karine jouait au basket il n’y a pas si longtemps).


Quant à la fameuse chanson qui casse les oreilles de tout le monde, je me doutais bien qu’il y avait une couille. Elle a été composée en réalité pour le chien de Xander, Fido (tiens, il a les mêmes références canines que Mégane) renversé par une voiture. J’avoue, sur le coup, j’ai eu un élan de compassion. Je suis le genre de personne très sensible au sort des animaux de compagnie, je pleure comme une madeleine quand je perds un des miens, je hais et j’exècre ces gens qui te disent que « Bah, c’était juste un chien ! », et il m’est arrivé aussi de me réfugier dans l’art pour faire mon deuil (quand mon adorable Youyou est morte, je lui ai consacré un de mes tableaux). Je peux même comprendre que le décès de Fido émeuve Xander plus que celui d’Alex (c’est mon côté misanthrope).


Mais ça n’aura duré qu’une demi-seconde, puisque juste après, il explique nonchalamment à Karine comment il a récupéré la chanson composée pour son clébard pour faire du drama avec la mort de son frère. Il avoue de manière éhontée que le but visé était bel et bien de surpasser les Albinos avec le buzz, le tout en tétant sa flasque de gnôle histoire d’avoir encore plus l’air d’un gros beauf insensible. Quand Karine est outrée par la révélation, il lui renvoie à la gueule qu’elle fait pareil avec l’affaire Vinko (et il n’a pas entièrement tort, il rejoint Albin sur ce point, j’espère que Karine aura dès lors un peu réalisé ce qu’elle fait). Pour Xander, tout ceci est bel et bien une compétition, Karine est écœurée, mais bien évidemment il ne remarque rien. Tellement sûr de son succès, l’idée même qu’elle puisse se refuser à lui lui passe loin au-dessus. Il tente une nouvelle fois de la séduire (genre il lui fout la main au derche tout en lui annonçant au calme que les Albinos sont pas terribles et que les Underdogs méritent plus de gagner), mais cette fois elle le repousse avec violence et s’en va furieuse. Comme tous les dragueurs à la manque, il a le caca tenace et cherche encore à vouloir la raccompagner alors qu’elle s’éloigne (mais crèèèèève, bouffon !).


L’avant-dernière case nous ouvre une possibilité quant à la suite : Karine, en contre-plongée, dont le visage exprime avec une certaine détermination qu’elle va contre-attaquer. Oui, elle a compris que c’était une compétition, une compétition qu’elle est bien décidée à remporter. La question qu’on se pose, ce sont les moyens qu’elle va y mettre, pour qu’enfin s’accomplisse « L’œuvre de Karine ».


Entrons donc dans la section « théories ». Que va faire Karine ? Je rejoins Khilian qui pense qu’Albin va définitivement quitter le groupe, ce qui signifie que le poste de leader sera désormais vacant. Karine va le reprendre et va quelque peu refaire les choses à sa façon, optant notamment pour une stratégie plus agressive afin de couler leurs rivaux et regagner le devant de la scène. Pour ça, elle va poursuivre l’escalade du drama qui fait le buzz en livrant un nouveau scandale. Dénoncer Gary le junkie ? Hum...non...Pas intentionnellement en tous cas. Puis, Gary est trop adorable, ce serait horrible de lui faire ça. Ce ne serait pas non plus très intelligent de torpiller un mec de son propre groupe qui bat déjà de l’aile. D’autant plus qu’elle a une bien meilleure cible : Xander. Je ne sais pas vous, mais l’attitude du bonhomme envers elle, je trouve que c’est un peu beaucoup de l’agression sexuelle. Il l’a quand même emmenée dans sa voiture, lui a fait boire de l’alcool, a profité du fait qu’elle était faible et déprimée (comme tous les prédateurs) et a tenté de se la faire (avec baiser sans consentement et main au cul). Qui sait jusqu’où il serait allé si elle n’avait pas fui ? Il est aussi évident qu’il ne comprend pas que « non » ça veut dire « non ». Et rappelons également que Karine est mineure (Serge et Suzanne étaient horrifiés dans le T5 quand elle rentrait de chez Albin en sentant la liqueur de litchi, que diraient-ils du comportement de Xander ?). Je trouve à vrai dire assez horrible d’instrumentaliser une agression sexuelle pour faire le buzz, mais avec ça, et si on ajoute l’histoire du chien mort, elle a de quoi bien démolir le piédestal des Underdogs. Mais qu’elle commence déjà par porter plainte, et à voir comment elle pourrait goupiller ça sur le plan légal...tiens, elle ne connaîtrait pas quelqu’un par hasard, qui aurait des avocats dans sa famille ?


Sinon, une autre théorie qui me vient comme ça, c’est qu’Albin et Jenny, tous les deux ayant touché le fond, choisissent le même pont et le même moment pour se suicider, mais que leur rencontre les sauve l’un l’autre et qu’ils fassent une alliance pour faire tomber Vicky et sauver Karine d’elle-même.
[/Spoiler]

#166 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 12-09-2018 09:33:57

Floria a écrit :

Oh je sais soit :
- Elle va dénoncer Gary
- Elle va faire sortir Vinko de prison
- Ou elle va demander à Jenny de faire croire qu'elle a un cancer afin d'attirer l'attention des médias.
Bon j'arrête avec mes théories farfelues et je vais me coucher ^^

Tes deux dernières propositions sont en effet farfelues (et puis libérer Vinko, je ne vois pas trop comment elle pourrait), mais la première, en revanche, est assez envisageable, même si je la vois plus lâcher ça comme une grosse bourde avant de réaliser sa connerie la seconde suivante que de le faire de manière calculée.

#167 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 12-09-2018 09:25:55

bdmaniac a écrit :

Mais tu sais il y a des numéros doubles où on ne trouve qu'une seule page des Nombrils wink

Je sais, ce que je voulais dire, c'est qu'avec un numéro plus gros on peut se permettre de publier plus de planches d'une même série sans que celle-ci n'ait l'air de "voler" l'espace des autres (l'impression que  me donne Roger et ses humains au passage, et là, c'est pas dans des numéros doubles).

Mais du coup, j'imagine que la semaine suivante, il n'y aura pas de Spirou du tout. Bah, c'est comme  ça, on n'a rien sans rien.

#168 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 11-09-2018 18:29:47

C'est un numéro double, c'est ça? Pas étonnant qu'ils publient 6 planches d'un coup dès lors.

#169 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 07-09-2018 13:38:35

Voilà, j’ai lu le 4196.
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Moi quand une petite minette dit qu’elle trouve Xander trooop beau.
[Spoiler]
Nous sommes à nouveau au lycée, et non, il ne sera pas question de la vengeance de Jenny. Il ne sera pas question de Jenny du tout à vrai dire. Vicky jouit toujours d’une incroyable impunité (si Will et Jennifer ont eu la moindre réaction à propos de son conflit avec la rouquine, elle le cache bien), et ne considère pas cela comme un souci méritant son attention.

Non, elle a une nouvelle préoccupation : Karine ! Ben oui, cette dernière est toujours la star du lycée, et même que cette semaine, ce n’est pas la peine de jouer à repérer les détails rigolos dans les affiches sur les panneaux et les colonnes, puisque les Albinos sont partout sur celles-ci. Les Albinos qui se limitent uniquement à Karine d’après les élèves puisque son nom est sur toutes les lèvres. Un peu comme le grand public qui pense que les Nombrils se limitent à Jenny, c’est en tous cas ce qui ressort du numéro spécial Vs Fluide Glacial puisque notre rousse préférée est la seule à avoir eu l’heur de se faire tabasser à coup de nunchaku-salami. Voilà qui devrait au moins la rassurer : elle a peut-être perdu sa popularité au lycée, mais au moins elle reste le personnage le plus emblématique aux yeux de ceux qui ne connaissent la série qu’en surface. Bref, aucune mention d’Albin, Red ou Gary, ni même de Mégane qui a pourtant elle aussi foulé le sol de ce bahut.

Vicky non plus n’a aucune pensée pour Meg. Idem vis-à-vis de Vinko, alors que son nom est pourtant constamment remis sur le tapis dès qu’il est question des Albinos ces derniers-temps. Non, dès que Vicky entend parler du groupe, elle ne pense ni à la seule personne qui soit parvenue à faire battre son cœur, ni à celui qui a bien failli réussir à l’empêcher de battre à tout jamais. Une seule chose relève son intérêt à l’entente du mot « Albinos » : Karine est plus aimée et vénérée qu’elle, et ça l’énerve.

Agacée d’être harcelée par des quidams qui ne lui adressent la parole —suprême humiliation— que dans le but d’avoir des tickets de concert (car les Albinos …pardon, Karine va en donner un, lors d’un festival apparemment), Vicky aimerait évincer cette nouvelle rivale, comme elle a réussi à le faire avec Jenny. Le souci, c’est que Karine est loin géographiquement, et est aussi célèbre à un niveau qui la rend hors d’atteinte des plans habituels de Vicky. Celle-ci se résout donc à la solution ultime, celle à laquelle nous avons tous eu recours un jour ou l’autre en cas d’extrême urgence (genre avant un examen alors qu’on n’avait pas étudié) : la prière. C’est ainsi que notre jolie métisse s’agenouille devant son plumard, en tenue légère avec une culotte trop petite. Elle fait un marché avec le Très-Haut, lui promettant de lui exposer sa raie des fesses chaque soir dans cette humble posture s’Il ruine la carrière des Alb…de Karine.

Et ça marche. Ça prend le temps, mais après quelques semaines (les cheveux de Jenny doivent à nouveau avoir un rendu acceptable maintenant), les Underdogs remplacent les Alkarines dans le cœur de la gent estudiantine. Ceux-là même qui au début de la planche léchaient le sol sur lequel la chanteuse avait marché la considèrent désormais comme une has-been. Vicky est aux anges.

Bon, concernant la chronologie, il est possible que cet épisode ne se déroule pas juste après les deux derniers (la planche sur la mort d’Alex et celle sur la prise de conscience de Jenny), mais en parallèle : les deux premières bandes ont lieu avant tout ça, et c’est après la prière qu’ont eut lieu les deux évènements, ainsi que la planche « passage du temps » avec les cheveux de Jenny qui repoussent (plot twist : vous voyez la première case de la troisième bande ? C’est la suite directe de la scène de la chaise avec Kévin-Eugène).

Conclusion : cessez d’élaborer des théories capillotractées où Xander et ses deux sous-fifres ont tué Alex. La vérité, c’est qu’il s’agissait d’une intervention divine provoquée par un pervers céleste qui veut mater l’arrière-train de Vicky.
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#170 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 07-09-2018 08:28:13

Z.O.M.M.I.T a écrit :

Ce qui me déçoit , c'est que la série passe d'une série humouristique à une série carrément dark , c'est dommage car pour moi ça n'a rien n'a faire là , y'a des fans qui disent qu'ils faut qu'ils arrêtent la contrainte des planches , mais non ! Moi la série je l'adore surtout pour son humour et c'est la recette du bonheur , les auteurs ont un talent pour l'humour pourquoi pas l'exploiter , ça explique pourquoi j'adore les Vacheries des Nombrils !

Je fais partie de ces fans qui trouvent l’évolution de la série vers quelque chose de plus complexe bienvenue. Honnêtement, si j’appréciais les premiers tomes, ce n’était rien de plus qu’une lecture occasionnelle et je ne pouvais pas dire que pour moi ça sortait du lot (par rapport à d’autres bédés du même genre). C’est à partir du tome 4 que j’ai vraiment accroché et que Les Nombrils ont commencé à occuper une certaine place dans ma vie. La transition d’une série de gags à une histoire plus sombre peut étonner mais elle est naturelle et témoigne en général du fait que les auteurs ont « grandi » (dans le sens où ils maîtrisent mieux leur univers et peuvent se permettre d’être plus ambitieux). C’est ce qu’on appelle le Syndrôme de Kaamelott.

Et je ne trouve pas que cela soit incompatible avec l’humour, simplement, mais c’est mon opinion, les gags de fin de planche deviennent moins efficaces à partir d’environ le tome 7 (c’est en tous cas à la lecture de celui-ci que j’ai commencé à sentir le problème) : je ris moins souvent devant une chute, mais en revanche, je ris beaucoup plus d’une bonne réplique à l’intérieur de la planche par exemple. Et puis, parce que ces gags en  question, au bout d’un moment, sont un peu lassants. Avant, c’était « Vicky et Jenny s’en sortent et Karine se fait taper dessus ». Dans le tome 7, il y avait beaucoup trop à mon goût de gags selon le principe « Jenny violente Hugo après avoir interprété de travers un truc qu’il a dit parce qu’elle est conne ». Et ici, globalement ça passe mieux, mais on a eu pas mal de « Vicky se fout de la gueule de Jenny et celle-ci ne capte rien parce qu’elle est conne ». Ça doit être pour ça que j’ai une préférence pour les épisodes avec les Albinos, ils sont moins drôles mais aussi moins répétitifs (parce que plus rares et plus utiles pour l'avancement de l'intrigue).

C’est pour ça que je considère que la chute humoristique à la fin d’une planche est une contrainte : non seulement ça nuit à l’histoire mais en plus ce n’est pas toujours drôle. Ou alors c’est drôle mais redondant. Je comprends que les auteurs aient créé les Vacheries, justement pour reprendre cette formule plus légère et slapstick en parallèle. Si ça leur permet de prendre une bouffée d’air frais ils ont entièrement raison (et puis surtout, ils font ce qu’ils veulent, ils ne sont pas au service de leur lecteurs non plus). Mais en ce qui me concerne, je ne pourrai jamais aimer autant les Vacheries que les Nombrils.

Sur ce, j’ai mon Spirou, je m’en vais de ce pas le lire !

#171 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 27-08-2018 17:05:54

Non, non, mon Spirou n’est pas arrivé en retard cette semaine. Si jai tardé à pondre mon analyse, c’est parce que ces derniers jours ont été particulièrement chargés. Il y a tellement d’activités dans mon village en ce moment, et comme je fais partie du Comité des Moissons, je suis réquisitionnées avec mon chéri pour tenir les entrées du blind test, arbitrer le tournoi de pétanque à boules carrées (cherchez pas), ce genre de choses...Et en plus, j’ai deux beaux-frères (un de chaque côté de la famille) qui ont eu l’idée saugrenue de fêter leur anniversaire au mois d’août...

Bon, j’arrête de raconter ma vie.


[Spoiler] La bonne nouvelle, c’est que je ne devrai plus appeler Sous-Clebs Sous-Clebs. Xander est quand même plus agréable à écrire.

Pour les Albinos c’est : un pas en avant, un pas en arrière. Leur espoir de show télévisé s’évapore, les Underdogs leur sucre la première place du peloton. Tout ça parce que le frère de Xander est mort et que celui-ci joue la carte du tire-larme en composant une chanson à sa mémoire, ce qui fait évidemment le buzz. Eh oui, d’un côté on a les Albinos avec leur ex-bassiste tueur en série, et de l’autre les Underdogs avec leur défunt hockeyeur (apparemment très populaire avant sa disparition). Allez dire après ça que les artistes sont de nos jours vraiment jugés pour leur art, et non pour le drama autour d’eux. En ce qui concerne la qualité de la chanson de Xander...allez, tiens, voilà Electrastar d’Indochine, chanson que Nicola Sirkis a lui aussi dédiée à son frère Stefan...prends-en de la graine, bébé chiot!


Par contre, un autre point m’interpelle: le fait que la drogue soit impliquée dans la mort d’Alex, et que la chanson de Xander récolte des fonds pour lutter contre elle... quelques planches après qu’on nous ait rappelé, de manière innocente au détour d’un dialogue, que Gary et Albin aimaient l’herbe...

Je reste méfiante devant cette histoire de frangin décédé. Je n’irai pas jusqu’à soupçonner Xander et ses sous-fifres de l’avoir tué eux-mêmes rien que pour avoir leur propre drama à opposer à l’affaire Vinko, mais je trouve que ça tombe un peu à pic quand même. Quoi qu’il en soit, Patrick rage comme un gameur qui s’est pris son trentième game over consécutif en une demi-heure et le reste du groupe a l’air effondré. Sans qu’on nous précise de manière détaillée ce que chacun en pense. Sans doute que cela sera développé dans les prochaines planches.

Pronostics:

Pour Mégane, Red et Gary, ça ira vite: on ne risque pas de savoir grand chose. Surtout pour les deux garçons, qui sont un peu les Jack et William Dalton: ils sont là pour que le groupe soit un groupe et non une agglomération de personnages plus importants. Bien qu’ils m’intriguent tous deux à leur manière, je ne crains que désormais ils soient cantonnés à « Je veux ma  mamaaaan! » et « Ronflements de la mort qui tue ». Quant à Mégane, sa réaction je pense dépendra de ce que Karine et/ou Albin vont faire.

Albin, lui...Je ne sais pas, mais tel qu’on le connaît, il doit être en train de se dire: « Zut, le but que je cherche à atteindre s’éloigne encore, mais d’un autre côté...nous devons notre succès à Vinko et là les Underdogs doivent le leur à Alex...donc, si je me réjouis de ne pas être invité à cette émission, sur le plan moral, je gagne! ». Enfin, ça, c’est s’il est dans une phase positive. Dans le cas contraire, ce serait plutôt: « Bah, ma vie est de toute façon merdique, alors un peu plus ou un peu moins... ». J’aime beaucoup le côté intransigeant que ce personnage a envers lui-même, il a beau être moralement douteux sur certains points, il est à côté de ça d’une droiture exemplaire et n’accepte aucun compromis pour ce qui est de mériter son succès ou non. J’espère qu’on le verra rester sur cette position jusqu’à la fin, et ça pourrait d’ailleurs être le motif de son départ du groupe: les autres sont prêts à se lancer dans une guerre d’influence médiatique avec les Underdogs, mais lui reste intègre et préfère ne pas devenir célèbre du tout.

Si on envisage qu’Albin survit à ce tome, j’aimerais que la morale pour lui soit: « Ce qui compte c’est le voyage, pas la destination ». Ce qui n’est pas jute le principe du jeu vidéo Journey mais signifie aussi qu’il ne réalisera jamais son rêve de percer dans la musique en partageant un message fort (ce qui est le moteur de ses actions), mais qu’au bout du chemin il réalise qu’il n’en a pas si besoin que ça, et qu’il a trouvé quelque chose de plus important en cours de route: Karine.

Ce qui me permet la transition: Karine, au contraire, toujours attirée par la gloire comme un papillon par une lampe halogène pour tuer les insectes, poursuit sa descente dans le côté obscure. Comme ça reste Karine, je l’imagine tiraillée entre deux sentiments: d’un côté elle va compatir pour le pauvre petit Xander qui doit être tout triste, et d’un autre, elle crèvera d’envie de le surpasser. N’ayant aucune réserve à jouer sur le buzz Vinko, elle va chercher à exploiter celui-ci au maximum. Tiens, si seulement elle avait sous la main une personne mêlée à tout ça, genre une survivante de Vinko et qui serait en plus le genre de personne qui adore être au centre de l’attention... En fait, elle en a deux: Vicky et Mélanie! Eh, elle pourrait même contacter Anna (qui a fréquenté Vinko quand elle était choriste) pour avoir son témoignage...Anna dont le but était d’éloigner Karine d’Albin et qui a bien dû constater que ça marche pas trop... Ou alors, au lieu de faire la guerre aux Underdogs, elle pourrait leur proposer un featuring (et puis elle a le béguin pour Xander). Quoi qu’il en soit, reste à savoir ce qu’elle risque de révéler à Xander (voire en public): genre, que Gary lui a filé de la drogue, qu’Albin a été accusé de meurtre de masse... Imaginez Vicky et Mégane réunies sur un plateau, l’une découvrant les sales coups que l’autre a fait à son groupe, Mélanie qui révèle qui a vraiment essayé de l’empoisonner, Anna qui craque et avoue qu’elle manipule Karine,...et ajoutez à cela, rien que pour le fun, Dan qui voit tout ça sur son écran depuis NY et qui s’étrangle à chaque nouvelle révélation.

Eh ben, ce serait un beau bordel.

Et je n’ai même pas inclus Jenny dans l’équation.

En tous cas, Serge et Suzanne sont rassurés: leur fille ne sera pas démembrée en direct à la télé (quoi que...).

Mais puisque je mentionne Jenny, passons à la seconde planche de ce n°4194: Halleluya! La rouquine a enfin compris! Mais nuançons: c’est quand même Vicky, qui craque en premier et jette des indices trop évidents (le fait de comparer avec Karine en tant que faire-valoir) qui permet à Jenny de percuter. Jenny qui semble par ailleurs tenter de s’habiller le plus moche possible de page en page.

Vicky n’a aucun remord et semble rester impunie (en tous cas, elle se comporte comme si elle n’avait rien à craindre). On revoit la famille après une longue absence, même Accessoire 2 est là, et Willy a bien grandi. Mais s’ils apparaissent on ne sait toujours pas ce qu’ils pensent de ce qui arrive à Jenny. S’ils sont aptes à penser tout court. Tout porte à croire, pour ce qu’on en sait, qu’ils ont passé ces dernières semaines avachis sur le canapé, sans doute devant un programme décérébrant, du style Hypnotoad. Ça expliquerait pas mal de choses.

Jenny nous offre alors un nouvel aperçu de son génie mathématique, et comme à l’accoutumée, elle se plante de manière si puissante qu’il n’est même pas possible d’identifier la nature de son erreur: elle est juste fatalement nulle. Je parie que la division par zéro, elle peut la faire, sa cancritude révolutionne les lois du réel.

Reste à savoir, maintenant que Vicky est démasquée, ce qu’elle va lui faire subir ( à part tenter de la faire suffoquer par strangulation). Les possibilités sont nombreuses, avec implication de Karine ou non. La plus grande probabilité est qu’elle oute (cet anglicisme est très bizarre conjugué en français) Vicky malgré elle en public.

Ce qui est sûr, c’est que Vicky est juste trop au top en ce moment, et on sait tous que ce genre de situation ne dure jamais. Je sens que la chute va être douloureuse.[/Spoiler]

Edit: J'oubliais: bienvenue à Z.OM.M.I.T.

#172 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 22-08-2018 17:59:59

Ah, d'accord.  Merci pour cette réponse, ça dissipe le malentendu (et accessoirement, ça m'empêchera d'élaborer des théories farfelues, il faut avouer que je vais parfois chercher très loin...). Donc en gros, s'il était français, il s’appellerait Alex Martin, et pour un Belge ce serait Alex Dubois (Wallon) ou Alex Peeters (Flamand).

#173 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 22-08-2018 07:52:44

Quand je disais que ça sentait le fake, je parlais du fait de l'avoir composée en une nuit.  .

#174 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 21-08-2018 20:33:43

[Spoiler]
Je n'ai pas encore mon Spirou. Mais le nom d'Alex Tremblay me disait quelque chose...et pour cause, cette personne existe vraiment. Aux dernières nouvelles, il est en vie et nulle mention de sa famille, donc d'un frère. Parmis les clubs dans lesquels il a joué, il y a notamment celui-ci, dont le logo me rappelle cela.
Bien entendu, tant que je n'aurais pas vu la planche, je ne saurai quoi dire (et même peut-être après). Il reste que c'est très étonnant d'utiliser quelqu'un de réel pour ça...en plus, Xander et Alex sont deux diminutifs du même prénom: Alexander (c'est même ainsi que se nomme un des personnages principaux de Buffy en VO et en VF). Ça voudrait dire que les parents de Sous-Clebs ont nommé leurs deux fils de la même façon? Même pour des jumeaux c'est bizarre...Et cette histoire de sérénade composée en une seule nuit, ça sent un peu le fake (même si la légende raconte que Kurt Cobain a écrit les paroles de Smell like teen spirit cinq minutes avant l'enregistrement).

La page suivante risque de beaucoup me plaire en revanche!
.[/Spoiler]

#175 Re : Les séries du journal de Spirou » Les Nombrils » 17-08-2018 10:52:04

En avant pour le 4193 ! (c’est la 22ème planche pour ceux qui font le calcul).

[Spoiler]
Terre brûlée…au vent…des landes de pierre…
Ahem ! Le mot « karaoke » a été prononcé dans cette planche, ce qui chez moi fait resurgir l’image de Xavier, un pote de mon frangin, qui dans mon entourage est cette personne (on en connaît tous une) qui lance toujours Les lacs du Connemara lors de ce genre d’activité de soirée.
Bref.
Les Albinos s’en vont dans un grand car blanc sous les flocons de neige. Mais où vont-ils ainsi ? Plus loin qu’ils ne sont jamais allés, là où ils n’auront pas besoin de route, vers l’infini et au-delà ! Et voilà, trois références gratuites et inutiles d’un coup, je me surpasse.
Dans cette ambiance digne des Goonies, tout le monde ou presque est une parfaite illustration de pourquoi notre société actuelle est hyperdépendante des nouvelles technologies : Karine, Gary, Red, Patrick et le prof particulier (oui, je me rappelle de sa trogne…vous trouvez pas qu’on dirait Usul ?) Enfin, presque, car les filles tentent d’étudier (il y a une flaque sous le siège de Mégane…ça donne un peu l’impression qu’elle est incontinente) et Albin bouquine d’un air consterné (c’est quoi qu’il lit ? Laissez-moi deviner, c’est un tome de L’Épée de Vérité, genre le passage avec le poulet qui n’est pas un poulet mais le Mal incarné ? Alors je comprends la consternation).
Je sais pas si c’est parce que Cyprien hante le journal depuis quelques semaines mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à son célèbre sketch « Les vieux et la technologie » en voyant l’attitude des parents de Karine. Serge et Suzanne ont peur pour leur bébé (c’est normal, tous ceux qui ont des enfants vous le diront : on ne cesse de s’inquiéter pour eux, moi-même, quand je suis partie en vacances, je me rongeais tellement les sangs pour ma petite Snow que je téléphonais tous les jours à mon père (qui passait chez moi pour remplir sa gamelle) pour qu’il me confirme qu’elle allait bien…oui, mon enfant a des moustaches et de la fourrure, et alors ?). Le fait qu’ils se débrouillent moyen moyen avec la technologie n’arrange rien. Bah quoi, ils veulent voir ce que mon correcteur orthographique me fait comme coup ? Les gens finissent tous par penser que je suis demeurée (ce qu’ils ne savent pas, c’est que je le suis vraiment). Et Karine de se plaindre d’être étouffée par leur protection, et d’en rajouter une couche (« Personne peut savoir ce que je vis, blablablabla ! »)
Quant tout à coup, Patrick fait peur à tout le monde :
oh-yeah-baby.jpg
J’aime particulièrement la tronche que tire Red : le pauvre a l’air d’être sur le point d’avaler son bulletin de naissance !
Mais que nous vaut ce prodo surexcité tel un gorille devant une bananeraie ? L’album se vend incroyablement bien (merci Vinko 0052.gif) et le groupe est invité sur un plateau télévisé pour une émission en direct, émission que Serge et Suzanne connaissent qui plus est. Karine s’empresse alors de les prévenir pour les rassurer. Mais le correcteur fait encore des siennes et le message qui parvient aux géniteurs de la chanteuse annonce qu’elle sera mise à mort de manière violente et gore devant des milliers de spectateurs venus se divertir [insérer ici une allusion à Hunger Games ou à n’importe quelle œuvre de SF traitant de télé-réalité qui va trop loin]. Il faudrait quand même être incroyablement stupide pour penser une seule seconde que ça puisse être vrai, et surtout que Karine fasse une annonce pareille avec une telle sérénité. Serge et Suzanne sont donc incroyablement stupides.
En résumé, encore une planche qui marque le passage du temps (apparition de la neige) et fait progresser l’intrigue principale (le show télévisé, prévu pour « dimanche prochain », donc soit cet épisode est pour un Spirou très prochain, soit l’histoire va ralentir drastiquement à partir de maintenant), mais peu de réponses à nos sempiternelles questions (à part une : que pense la famille de Karine de la nouvelle vie de celle-ci ? Réponse : ils sont inquiets mais très cons).
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