Vous n'êtes pas identifié(e).
Merci beaucoup.
Oh, c'est vraiment dommage pour Albator, quand j'ai découvert qu'il s'appelait ainsi (même si je suppose que comme Albin, il s'est rebaptisé lui-même), j'avais trouvé cela trop classe, et ça expliquait deux trois trucs concernant son look un peu androgyne avec la mèche qui cache un œil. Moi non plus, je ne peux plus l'appeler autrement...Et quand je pense que l'Albator original, ce n'est pas son vrai nom et il qu'il n'y a que dans la version en français qu'il s'appelle comme ça...
Tiens, puisqu'on parle des Albinos, quand connaîtrons-nous l'histoire de Gary? Contrairement à Jenny, je doute qu'il ait couché mille fois avec Murphy (quoi que ça serait effectivement une expérience traumatisante)
.
Ah, les deux petits dialogues postés plus hauts, ce ne sont pas vraiment des fanfictions, c'était juste des trucs qui m'étaient passés par la tête sur le moment, alors je les avais mis dans les commentaires sur le blog Fanblog Tendance des Nombrils. Non, la fanfiction dont je parlais sur le même blog, elle fait actuellement quinze chapitres d'environ 3000 mots chacun (et n'est pas terminée). J'écris ça pour mon seul plaisir, mais si je décide un jour de la partager avec les autres fans des Nombrils, je la publierais sûrement sur un site prévu à cet effet comme fanfiction.net.
Sinon, dans le genre mini-scénarios inventés sur le tas, j'avais aussi écrit ces deux là. C'était bien sûr avant qu'on ne sache que Vinko était le meurtrier et je m'étais lancé le défi d'imaginer ce que ça donnerait avec des personnages improbables dans le rôle du coupable. Le premier avec Albator (le rouquin du groupe d'Albin était nommé ainsi dans Spirou, mais dans l'album définitif, son nom a disparu, pourquoi?) et le second avec la mère de Jenny (quand je disais que c'était des personnages improbables...)
1
Albator avait un secret: depuis qu'il avait rencontré Albin, il brûlait d'amour pour lui. Mais ce dernier étant désespérément hétéro, il le savait inaccessible et Albator avait renoncé à lui. Il fut en revanche fâché quand cette planche-à-pain de Karine débarqua. "Si je ne peux pas l'avoir, alors personne ne l'aura! Et puis, quatre garçons qui font de la musique dont un avec des lunettes, ça vous rappelle rien? Oui, voilà, exactement, c'est ça. Une fille qui s'incruste là-dedans, elle va tout faire capoter!"
Et un jour, le groupe fit des emplettes au magasin, et qui voilà qui s'amène? Une blondasse à bonnet blanc qui aborde Karine avec un air faux-cul. Albator était en retrait, mais il écouta le dialogue Karine-Mélanie. Leur nouvelle choriste conseilla à la fausse écolo d'aller se jeter du haut du pont. Intéressant...
Un jour, Albator se promèneait sur un pont. Il était un peu chamboulé, parce qu'il venait d'essayer de draguer Dieudonné pour se consoler d'Albin, mais s'était pris un râteau. Et là, qui voit-il? Mélanie. Elle ne l'avait pas vu. Et tout à coup, une idée germa dans sa tête. Il s'approcha de la donzelle par derrière. "Si elle meure de cette manière", songea-t-il, "Karine risque d'être soupçonnée...et même si pas, elle va forcément culpabiliser à fond! Bien fait! Je le fais pour toi, Albin, pour faire un monde meilleur, comme tu en rêves!"
Il poussa alors Mélanie dans le vide et ne put s'empêcher de prononcer d'une voix lugubre la phrase fétiche de l'objet de ses désirs. Mélanie bascula cul par-dessus tête (d'ailleurs, au passage, cela laissa une vue parfaite sur sa culotte) et se précipita dans le fleuve. Albator fut un peu surpris de son audace, mais au fond, il n'y avait pas de témoin. Il s'en alla sans demander son reste.
2
La mère de Jenny, éponge perpétuellement imbibée d’éthanol, boit pour oublier un homme qui l’a trahie par le passé. Cet homme n’est pas le père de Jenny et Jenna, mais bien celui de son dernier marmot, un joli gamin métis…Et oui, celui qui inspire à notre alcoolo des phrases pleines de philosophie telles que « Tous des enc**** ! » n’est autre que Will. Vicky et Jenny ont un demi-frère commun !
Un jour, la pauvre épave retrouve un peu d’énergie (et puis, il faut bien de temps en temps sortir pour acheter de nouvelles bouteilles). En passant, elle voit son fils dans le parc pour bébé et pense à Will. Ça suffit ! Aujourd’hui, il va payer ! Elle saisit le téléphone (en réalité le portable de Jenna, puisque le bébé a mâchouillé le fil du fixe) et appelle Will. Elle beugle qu’il a intérêt à ne pas se défiler cette fois. Elle lui donne rendez-vous sur le pont. Elle raccroche furieusement et se dirige vers le lieu susmentionné.
A ce moment-là, sur le pont, une jeune-fille blonde regarde l’eau d’un air mélancolique. Elle songe à sa vie passée et déchue en temps que star de l’école, avant que Karine, cette pauvre petite souris sans défense s’était métamorphosée subitement en tigresse et l’avait bouffée toute crue. Elle l’avait revue récemment, et Karine lui avait suggéré de se jeter dans le fleuve. Pourquoi pas, après tout ? Mélanie, n’a plus envie de vivre, elle se penche dangereusement. Mais elle n’ose pas passer le pas. Elle réfléchit encore un peu.
Will arrive et ne prête aucune attention à elle. Elle est également ignorée par la mère de Jenny qui débarque, à moitié bourrée, avec une bouteille à la main et une démarche rappelant les zombies de Resident Evil. Elle s’engueule avec Will. « Le monde serait mieux sans des c******* dans ton genre ! » crache-t-elle , « Ouais, le monde serait mieux ! Tu vas voir, moi, je vais faire un monde meilleur ! »
Et sur ce, elle tente de pousser Will dans le fleuve. Mais comme elle tient à peine debout et que Will a la présence d’esprit d’esquiver l’assaut, la mère de Jenny ne parvient pas à rompre son élan et pousse malencontreusement la personne qui était derrière Will et qui était déjà fort penchée. Mélanie choit. Et puis, « plouf ! ». La mère de Jenny, encore hébétée, ne sait plus trop où elle en est. Elle s’évanouit sur le coup. Will songe qu’elle aura probablement tout oublié à son réveil, mais que lui, malheureux témoin, risque d’être interrogé. Et pas question que sa charmante (hum !) épouse apprenne cette histoire ! Il porte son ex-maîtresse jusqu’à chez elle. Au passage, il voit le bébé dans son parc et est troublé : ce gamin lui ressemble ! Il a les mêmes cheveux (enfin, quand il avait encore des cheveux). Il préfère s’en aller au plus vite et faire comme si rien ne s’était passé.
Voilà, ça vaut ce que ça vaut, j'ai jamais dit que c'était intelligent.
Bonjour à tous!
Tout d'abord, veuillez me pardonner de ne pas avoir eu le courage de lire près de 70 pages de discussion, mais c'est un chouïa long, je le ferai un autre jour.
Alors, Les Nombrils, c'est une série qui me passionne, surtout depuis le tome 4. C'est non seulement drôle, mais aussi le scénario est intelligent, et les personnages attachants, quand bien même certains d'entre eux sont de véritables tête-à-claques. L'exemple-type étant Vicky, une fille qui te donne la double-envie de la tabasser à coup de fer à repasser dans la tronche et de la serrer dans tes bras en lui promettant que tu vas la protéger contre tous les méchants qui l'aiment pas. En parlant des personnages, je les adore tous. Sauf peut-être Dan, et encore ce n'est pas que je ne l'aime pas, mais qu'il est juste fade comparé aux autres.
Ce qui me parle le plus dans cette série, c'est son réalisme, même si c'est complètement exagéré (le fameux principe de la caricature plus vraie que nature) et que comme dans Desperate Housewives, il y a à chaque tome une surenchère du côté dramatique. Mais je me retrouve parfois dans les situations vécues par nos héro(ïne)s. Cela fait tellement écho à mon adolescence que c'est difficile de ne pas me mettre à la place des personnages et de ne pas compatir pour eux. Bien que je sois une fille, je ne suis pas du genre à aimer les trucs estampillés « girly », je suis donc bien contente que Les Nombrils ne soient pas à classer dans cette catégorie (malgré les apparences). J’aime comment les auteurs n’hésitent pas à aborder les thèmes les plus douloureux (aux yeux des adolescents), comme l’intimidation, avec un humour cruel et sans hésiter à se moquer un peu des victimes. Ils montrent ce qu’il se passe sans nous faire la morale et comptent sur notre intelligence pour l’interpréter dans le sens de la justice, en faisant preuve de compassion envers leurs malheureux protagonistes souffre-douleur.
Ils sont aussi capables de nous trimballer avec des devinettes et des mystères (Albin semble même avoir été écrit dans le but de nous faire nous poser des questions), et j’aime vite me prendre au jeu des théories (et j’ai cru comprendre que c’était le cas de beaucoup ici). Je n’ai connu la même frénésie de la théorie qu’autour deux autres fictions dans ma vie : Harry Potter et Doctor Who.
Bref, un grand bravo aux auteurs !
Pour en venir à une question posée il y a quelques pages : des romans sur Les Nombrils ?
Totalement pour. Certes, ça ne plaira pas à tous les lecteurs de la bédé, mais il y aura toujours une partie du public qui est susceptible d’y accrocher. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de tester des romans adaptés depuis une fiction originellement sur un autre support (dont Le Donjon de Naheulbeuk cité plus haut) et franchement, question qualité, cela varie d’un cas à l’autre.
Personnellement, les raisons pour lesquelles je pense que ce serait intéressant de tenter le coup pour Les Nombrils :
-utiliser un autre support permettra d’exploiter ce qu’une bande dessinée ne peut pas/difficilement faire, comme une histoire plus longue, un jeu sur la langue et le style
-une autre manière d’exprimer les pensées, émotions et sentiments des personnages : le coup du monologue interne, par exemple, ce n’est pas facile en bédé (sauf dans les mangas shôjo, mais j’ai toujours trouvé le résultat bien gonflant). Avoir un narrateur autre qu’un « narrateur-caméra », ça peut être un avantage
Sinon, je voudrais savoir : si romans il y a, qui les écrira : Dubuc toute seule (avec simplement quelques illustrations de Delaf toutes les x pages) ou notre cher dessinateur compte-t-il lui aussi s’essayer à la prose ?
Quant à la question sur le type de narrateur/point de vue de personnage, je plussoie je-ne-sais-plus-qui qui suggérait d’en profiter pour donner voix à un personnage secondaire. Surtout ceux qui ont toujours été vus à travers le point de vue d’une des trois héroïnes, ce qui a influencé notre avis sur eux. Albin par exemple, on l’a toujours jugé d’après le « filtre Karine » qui l’idéalisait, puis le « filtre Vicky » qui au contraire le noircissait à l’extrême. Ce serait bien d’avoir sa version à lui pour changer. Surtout que je suis sûre qu’il se passe des choses intenses et troubles dans sa tête.
Tiens, j’aimerais aussi savoir ce qu’il se passe dans la tête de Jenny. Des fois, elle sort de ces trucs…à se demander par quel cheminement pensée elle est passée pour en arriver là !