Vous n'êtes pas identifié(e).
Cela dit, comme relation sexuelle représentée de manière assez explicite, il y avait Dan et Mélanie lors de leur voyage en Afrique (bien que ça reste une image fixe, petite, et que tout ce qui devait être caché l'était, on les voit quand même s'enlacer nus sous une cascade (j'ai mal pour eux du coup...faire ça dans l'eau argh)). Après, je ne suivais pas le journal à l'époque du T4 et je ne sais pas si cette planche a été publiée (j'ai acheté le dernier album de Mélusine et je doute que la fin apparaisse dans Spirou).
Tu sais, certains ici ont déjà imaginé bien pire niveau perversité.
Par contre, je ne sais pas si vous avez vu, mais dans le Spirou 4183 spécial foot, ils ont composé une "dream team" avec des personnages issus de séries du journal, en y incluant Vicky qui, je cite: "N'est pas forcément la plus douée, mais il suffit de mettre un beau garçon au piquet de corner pour qu'elle courre plus vite que n'importe qui dans son couloir". Euh, en fait je crois pas non.
Eh bé, y’a pas à dire, les planches qui parlent des deux personnages dont il est question dans le 4183 ont tendance à me foutre un coup au moral plutôt que d’être ma bulle d’oxygène hebdomadaire…
Mégane et Gary, heureusement que vous êtes là pour alléger l’atmosphère (au passage, leurs chambres respectives ne sont même pas au même étage mais elle l’entend quand même ronfler ? Punaise, mais ça fait combien sur l’échelle de Richter, les ronflements de Gary ?).Et Mégane qui parle avec la bouche pleine de dentifrice, c’est collector.
Cela dit, on est clairement dans le genre de planche qui ne doit pas trop compter sur une chute rigolote, car perso je ne l’ai pas trouvée hyper drôle. J’ai surtout l’impression de ne pas avoir compris ce qui était sensé être comique au juste : Mégane dit qu’elle préfère l’œuvre d’Albin parce que Karine a l’air d’une loque dès le matin ? Mais ça, c’est à cause de leur emploi du temps surchargé (enfin, ils ont quand même le temps de jouer du djembé et d’envoyer des fléchettes dans un cactus), je ne vois pas trop ce que le fait qu’Albin la façonne ou non y changerait.
Par contre, ça veut dire que Mégane les a écoutés. Reste à savoir si ça pourrait avoir une incidence sur la suite.Enfin, nous continuons avec les récapitulatifs des évènements précédents, avec une liste numérotée des « crimes » commis par Albin. Littéralement. On nous rappelle aussi qu’il aime vraiment Karine et qu’elle ne le croit pas (pour ne donner qu’une des interprétations qui ont été faites) mais faut dire qu’il n’est pas très doué pour avoir l’air convainquant, sa manière de dire « Je t’aime » ressemblant beaucoup à la mienne, non pas quand je m’adresse à mon fiancé, mais plutôt à mon plat de spaghetti carbonara. En même temps, vu sa philosophie à propos de l’amour, on pouvait prédire que le jour où ça lui tomberait dessus malgré lui il se retrouverait particulièrement désarmé et s’y prendrait comme une clenche. Et pour conclure, Karine rappelle qu’elle n’a plus confiance en lui.
Voilà, mémoire rafraîchie pour ceux qui ne se souvenaient plus de ce qui s’était passé il y a trois ans.
Et en même temps, on répond à une question qu’on se posait tous depuis le début de la publication de ce T8 : pourquoi ces deux-là se comportent-ils comme si de rien n’était ? Est-ce vraiment leur nouveau rythme de vie qui leur pompe trop d’énergie ? Eh bien, on sait maintenant qu’au moins un des deux trouve ça aussi bizarre que nous. Dommage que l’autre soit sourde, et se bouche les oreilles en faisant « J’t’écoute pas na na na ! ». C’est sûr que les paroles ne suffiront pas, mais c’est toujours mieux que rien. On peut penser ce qu’on veut d’Albin, mais lui au moins a compris qu’une situation ne se résolvait pas par la grâce du Saint-Esprit. Je le pense sincère mais extrêmement maladroit dans ses tentatives de s’excuser, mais qu’il cherche à se justifier malgré tout (avec son « tu regrettes quand même pas la Karine d’avant ? ») ça passe moyen. Ou encore, le « C’est vrai, j’ai été un peu manipulateur mais… » Everything before the word ‘but’ is horse shit, dixit un mec (qui a fini décapité à cause de sa trop grande honnêteté, mais bon…) Il serait peut-être temps qu’il percute où se situe vraiment le problème car effectivement il est aussi à côté de la plaque que Jenny.Je devine qu’on est supposés plaindre la pauvre Karine et blâmer le vilain Albin dans cette scène, mais, comme c’est étrange, je n’y arrive pas ! Sans doute parce que (regardez, moi aussi je fais des listes numérotées, hihi !) :
1) Je ne peux pas m’empêcher de plaindre Albin qui a juste morflé puissance mille dans le tome précédent et à qui on ne cède pas une seconde de répits sans lui rappeler à quel point il est une personne horrible coupable de tous les maux de la Terre.
2) Je me souviens très bien que Karine n’a jamais été toute blanche dans l’affaire non plus. Elle pas, apparemment.
3) Elle a eu l’occasion d’être définitivement débarrassée de lui, mais elle a préféré se le coltiner pour jouer les stars et flatter son ego. Donc, elle se plaint d’un enfer qu’elle s’est auto-infligé.
Ah, j’oubliais :
4) Elle ne fait rien pour que ça s’arrange. C’est je crois le trait de caractère qui m’agace le plus chez elle : elle attend toujours que ça lui tombe tout cuit dans le bec. Jenny et Vicky, à côté de ça, on peut considérer que leurs plans sont retors, crapuleux, loufoques, stupides, immatures (voire tout ça à la fois), mais au moins elles se tirent les doigts ! Karine, la seule fois où on l’a vue agir, c’était pour piéger Mélanie, et c’était grâce à Albin. Ah...attendez, je crois que je viens de comprendre la conclusion de Mégane : Karine a besoin d’un maître à penser (d’abord Vicky, puis Albin), mais quand on la laisse décider de ce qu’elle veut, il ne se passe rien de palpitant, au point que même la voir sous l’égide d’un odieux manipulateur la rend plus excitante.Quand elle a dit qu’elle voulait être « l’œuvre de Karine », le tout avec son regard assassin « Crains-moi, petit homme, je ne suis plus celle que tu as connue, bououuuuh ! », j’ai manqué d’éclater de rire. Que voulez-vous, entre se faire des piercings aux oreilles et régler ses problèmes avec quelqu’un ouvert au dialogue, il faut choisir ! Si j’avais été à la place d’Albin, je crois que j’aurais répondu :
Vas-y Karine, prends-toi en main, comme tu as dis que tu allais le faire…oh, depuis le temps j’ai perdu le compte.Bref, je crois toutefois encore en ce groupe. Mais je ne crois plus en l’évolution de Karine. Elle ne va pas très loin.
Théorisons un peu maintenant : et si Karine faisait vraiment quelque chose ? Je veux dire à part bouder et saper les efforts d’Albin ? Et si elle décidait de larguer le groupe pour se lancer en solo, pour ne devoir sa réussite qu’à elle-même ? Enfin, non, d’abord elle va tenir bon le temps que l’album soit bouclé et le Prix Révélation remporté, et puis hasta la vista, baby ! Et c’est là qu’elle croise le leader des Underdogs…
L’hypothèse que ça soit Albin qui décide de se barrer est aussi envisageable…euh en fait, elle est plus probable (et j’y avais même pensé dans mon fancomic crossover). Mais il faudra alors renommer le groupe.Bonjour, nous sommes les Mystik Spiral, sauf qu’on va changer de nom.
Hummmm… »L’œuvre de Karine », ça ferait un beau nom de groupe ? Ça parviendrait à paraître encore plus égocentrique qu’Albin et les Albinos.
Je vois également Albin tenter de lui faire réaliser qu’il ne ment pas quand il dit l’aimer par les actes et non pas les paroles. Show, don’t tell !. Mais que va-t-il faire ? Le comble, ce serait qu’il lui écrive une chanson lui disant ce qu’il ressent, mais sachant qu’elle ne l’acceptera pas venant de lui, la vende aux Underdogs en manque d’inspiration en leur faisant promettre de ne pas révéler qui est leur parolier…mais que du coup ceux-ci défoncent les Albinos au classement grâce à cette chanson. Chanson qui contiendrait un message codé révélant l'emplacement du sucrier d'Esme...ah non, ça c'est dans une autre histoire.
"Le parc Spirou est ouvert" , annonce une affiche placardée aux tableaux d’affichage du lycée dans le gag du 4182. Quoi la balise Spoiler ? Oh, venez pas dire que j’ai largué une info d’importance capitale !
Vous savez, il y a un personnage silencieux et qui n’est jamais apparu à l’image pour qui j’ai toujours eu une pensée émue : le concierge du lycée. Déjà rien qu’avec la bave d’escargot produite par les soupirants de Jenny et Vicky depuis le début de la série, il a du bousiller une demi-douzaine de serpillères à vouloir nettoyer tout ça. Enfin, « ils » devrais-je dire, au pluriel, car ça m’étonnerait qu’on puisse tenir le coup très longtemps à un poste pareil. J’imagine un intense roulement de personnel pour essuyer les secrétions diverses des admirateurs de nos nombrilistes. Et en cette riante journée, il y aura également de la morve et du sang. Oui, c’est dégueu, je sais. Mais c’est l’épisode de Murphy, c’était destiné à être répugnant d’une manière ou d’une autre. Vous le savez bien, pourtant : on ne lit pas Les Nombrils de la semaine en mangeant ses tartines de Nutella car on ne sait jamais que ça soit l’épisode Murphy !
Bref, Jenny est inconsolable de la perte de son cerveau qu’elle n’a toujours pas retrouvé depuis qu’elle a cinq ans et demi l’amour d’Hugo. Hugo qui la faisait se sentir spéciale. Ses gastéropodes humains dépourvus de personnalité propre parviennent à peine à lui redonner le sourire, aussi se contentent-ils de lui offrir de quoi se moucher son adorable petit museau. En plus de deux des Langues-de-Vip qui soupirent d’agacement à l’arrière-plan (et pour une fois je les comprend), il y a Vicky qui surprend la scène, et qui se remémore les paroles sages de sa vénérable matriarche : trouver la bouée qui empêche son ex meilleure amie de se noyer dans ses larmes, et le lui retirer afin qu’elle touche le fond. La priver de son armada de couillons lobotomisés semble être la parfaite stratégie, du moins pour le moment. Maintenant, comme beaucoup, je crois qu’en voulant torpiller Jenny de cette manière, elle a plus de chance d’involontairement l’aider à s’assumer et donc de lui faire du bien. Il ne manquerait plus que Jenny s’en rende compte et s’imagine que Vicky l’a fait exprès pour se réconcilier avec elle :
« Oh, Vicky, tu as fait tout ça pour que je te pardonne ? Je savais bien que tu finirais par admettre que c’était toi la méchante dans notre dispute !
— Hein ? N’importe quoi ! C’était pas supposé se passer comme ça ! Et puis c’est toi qui avais tort !
— Ne sois pas modeste, tu as enfin vu la vérité en face et admis ma supériorité.
— Mais t’as du persil dans les oreilles en plus du reste ?
— Et comme tu m’as aidée avec Hugo, je vais t’aider avec Mégane.
— Quoi ? Eh mais non….
— Allô Karine ? Kikoo ! Tu peux me passer Mégane, Vicky veut lécher des pianos… »En tous cas, il me tarde d’assister aux plans machiavéliques de Vicky pour foutre le seum à la belle rousse. Ça faisait quand même depuis le début du tome 6 qu’elle n’avait plus fomenter de coup tordu, et ça manque un peu.
Mais pour l’heure, la vengeance devra attendre. Toute à ses pensées retorses, Vicky ne repère pas le Murphy de course qui lui valse à toute berzingue dans la tronche dans un enlacement digne des meilleurs préambules de Marc Dorcel. Vicky ne sort pas indemne de la confrontation et révèle qu’elle possède autant de sang qu’un héros de shônen (bon, comme ça, si elle rate sa revanche elle pourra au moins devenir roi des pirates ou un truc dans le genre). Ah, Murphy, le seul escargot à ne pas partager le hive mind. Cela dit, à quoi bon avoir une individualité si c’est pour être un tel hypocrite ? Le tome précédent, il voulait tellement mater Vicky qu’il enguirlandait Lizon pour lui cacher la vue…La pauvre, elle doit souffrir bien plus moralement que physiquement, se faire critiquer par un telle erreur de la nature, ça doit être dur.
Ce qu'il y a, c'est que je n'ai pas le même rapport avec un personnage de fiction que celui que j'aurais avec une vraie personne. Donc, ceux que je ne peux pas sacquer ne sont pas forcément ceux qui le méritent vraiment. Genre, Albin et Vicky sont mes deux chouchous que je ne pourrais jamais cesser d'aimer, mais si je les croisais en vrai...je crois que je taperais un coup sur Vicky et que j'éviterais Albin comme la peste (et je ne parle même pas de Vinko). Et puis, il y a ceux que j'adore détester, comme Mélanie, Murphy ou Jean-Franky. Par contre, je n'aime pas trop Dan parce que je le trouve ennuyeux, et qu'à chaque fois qu'on évoque la possibilité de le faire revenir en tant que "seul et véritable amour de Karine", j'ai le poil qui se hérisse. James me donne également profondément envie de bailler. Karine elle-même m'agace un tantinet depuis le T7 pour des raisons déjà évoquées mille fois.
Mais, si je devais faire un top 5 des personnages que j'ai vraiment envie de démonter à coup de pelle (mais c'est d'avantage une liste qu'un top, notez):
1) Patrick Von Boulet. Je me suis déjà beaucoup exprimée à son sujet, mais vraiment, il me file de l'urticaire.
2) Anna. A son apparition, j'ai eu l'impression que c'était une Mélanie bis et je l'ai détestée pour cette raison, trouvant qu'elle souffrait de la comparaison. Finalement, elle est bien différente, mais je ne la trouve pas appréciable pour autant: c'est une yandere confondant amour et possessivité et qui abuse de l'état de faiblesse de sa proie de manière perverse (et ce qui m'énerve le plus, c'est que Karine s'est ENCORE faite avoir par une manipulatrice mais qu'elle n'a rien capté).
3) Le Club des Langues-de-Vip (les trois filles dont vous parliez...oui, vous aurez compris que j'ai des petits noms pour tous les persos qui n'en ont pas). En gros, avec Mélanie virée du lycée et Jenny et Vicky en train d'évoluer, il fallait une nouvelle reine de la ruche (ce qu'on appelle une "Alpha Bitch") et ses deux suivantes serviles pour compléter la faune scolaire. Elles sont destinées à ne jamais évoluer car elles sont là pour rester un repère de garcitude.
4) Will et Kate (et je pourrais ajouter Pierre et Allison, mais c'est juste la même recette, le racisme en plus). Des parents qui ne font pas forcément les bons choix ou qui n'ont pas la bonne attitude, il y en a un paquet dans cette série (même ceux de Karine, toujours à côté de la plaque, m'avaient bien gavée quand, à la fin du T4, ils retournent leur veste et reprochent à la directrice d'avoir commis les mêmes erreurs qu'eux). Mais Will et Kate, gosh, j'ai envie de les atomiser! Et le fait qu'après avoir trompé Kate et détruit la vie de Jennifer, Will s'en tire pas plutôt pas trop mal avec cette dernière qui lui a pardonné, j'avoue que ça m'est resté en travers de la gorge qu'il n'ait pas été puni en bonne et due forme.
5) la directrice. C'est assez mineur, mais disons qu'elle me rappelle plusieurs profs/éducateurs que j'ai connus durant ma scolarité qui semblaient croire que tous les élèves avaient forcément quelque chose à se repprocher et qui te surveillaient sans arrêt, attendant le moindre faux pas pour fondre sur toi comme la foudre et t'infliger une punition humiliante avec sur le visage une expression de jubilation. Et ce même si tu es toujours correct, ils pensent juste que le simple fait d'être un ado te rend coupable de tous les crimes par nature.
Bienvenue aux nouveaux!
Allons-y pour le 4181:
« Défi rase-coco », j’avoue ne pas trop comprendre la blague derrière cette affiche-là…euh…c’est genre une nouvelle mode à la con ?
Quoi qu’il en soit, Hugo s’en fout. Il parcourt calmement les couloirs de l’école quand soudain il entend des voix. « Jeanne, va bouter les Anglais hors d’Orléans ! ». Oups ! Non, c’est pas ça. Ce n’est point le Très-Haut qui s’adresse à lui, ni un serpent géant caché dans les murs (on n’est pas à Poudlard, et puis je pense pas qu’Hugo soit fourchelang) mais Jenny qui cherche à attirer son attention depuis la poubelle où elle s’est planquée façon Solid Snake dans son car…ah mince, Nikki l’a déjà faite celle-là. Alors, on va dire qu’elle tentait de recréer une scène de Stupeur et Tremblements. Mouais, pas crédible. Pour que ça le soit, il faudrait partir du principe que Jenny aime lire autre chose que des guides de coaching pour se sculpter un corps de rêve. Comme celui qu’elle et Jean-Duschnock avaient offert à Vicky à son Sweet Sixteen pour que James se muscle un peu et qu’elle cesse d’être jalouse (parce que dans leur logique tordue, c’était ça la raison de son antipathie à l’égard de Jean-Cassebonbon et non les manières déplorables de ce dernier). Ce qui me rappelle que Vicky avait jeté l’ouvrage à la poubelle en prétextant que c’était un passage secret vers son étagère. Mais oui, mais c’est bien sûr ! Jenny croit que les poubelles servent de moyen de transport depuis ce jour-là !
Revenons-en à nos moutons, et à l’attitude de Jenny qui a de quoi rendre Hugo chèvre (moutons…chèvre…après avoir comparé les Albinos à des chevaux et à des vaches deux numéros plus tôt…mais qu’est-ce que j’ai avec les bestioles à sabots en ce moment, moi ?). Enfin, bref, c’est reparti pour un nouvel épisode de « Jenny tente de reconquérir Hugo et malgré sa sincérité confondante elle ne comprend pas ce qui cloche ». Elle clame accepter de se montrer en public avec lui, mais seulement si lui met en application les conseils d’un livre pour perdre du bide probablement écrit par le même auteur que celui qu’elle avait offert à Vicky. Mais Hugo est implacable et inflexible. Je ne pense pas qu’il n’a plus de sentiments pour elle, mais qu’il est bien décidé à n’y céder que lorsqu’elle aura réalisé ses erreurs. C’est pas gagné avec la crème d’asperge qui mijote dans le crane de la rouquine. Même quand il lui adresse des reproches, elle le prend comme si c’était des compliments. Vraiment, la condition neuronale de Jenny me laisse perplexe, mais de quoi souffre-t-elle donc ? D’Àcôtédelaplaquisme pathologique ? Son incapacité à cerner le vrai problème est préoccupante. Bon courage à Vicky dans sa vengeance, elle pourrait très bien faire plaisir à Jenny sans le faire exprès, vu les circonstances.
Quand j'ai lu "Ex", mon esprit perverti par les jeux vidéo m'a d'abord induite à penser que ça voulait dire "extension".
Non, vraiment, ce titre ça me fait de plus en plus penser à Scott Pilgrim, ça donne presqu'envie de dessiner les personnages en version "La ligue des ex maléfiques".
Sinon, il ne faut pas trop se prendre la tête à propos de qui est concerné précisément par les ex, par la drague et le rock'n'roll, je crois. Ce titre est avant-tout un jeu de mots sur l'expression "Sex, drug and rock'n'roll" (merci Captain Obvious) pour un album qui traitera de problème de coeur et de jeux de séduction le tout sous fond d'ambiance de rock.
Après, je savais pas que les Albinos faisait du rock mais bon...
Ah, tu pensais que c'était quoi leur style alors? Moi, j'avais toujours imaginer un truc genre rock de garage, avec un peu de punk (on voit un livre sur le punk rock dans la chambre de Karine dans le tome 5).
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La même chose, je dirais Hugo. Ce qui renforce l'idée qu'il aurait un rôle important.
J’aurais pu terminer d’écrire mon analyse du 4179 un peu plus tôt, mais j’ai passé un peu trop de temps sur la chaîne d’un certain Johnatan Young…
Bon, comme dirait David Tennant avec son accent sexy : Allons-y !
Ah! Ah! Ah! Apparition de Dubuc et Delaf repérée! Au premier plan, de dos, dans la première case (pour ceux qui les auraient vraiment loupés).
Je ne sais plus qui avait supposé qu'on ne verrait plus trop Kate et Rebecca, mais: perdu! Du moins en ce qui concerne la première (en même temps logique, Vicky n'allait pas couper les ponts avec sa mère juste comme ça). Bien évidemment, Kate ne profite pas de cet épisode où sa participation est permise pour se rendre sympathique (bien que sa conversation avec sa fille doit être la plus amicale qu'on les ait vues échanger sur l'entièreté de la série...).
Profitant d'une sortie birstronomique avec sa génitrice, Vicky lui décrit le malheur dans lequel elle vit, lui contant que son existence s'est si dégradée que marcher dans une déjection canine fut un moment de bonheur (on dit que sa porte chance...oui, mais est-ce que c'était avec le pied gauche? Parce que ça ne marche pas si c'est pas avec le pied gauche...si si, je le sais parce que me l'a dit Madame Irma Soleil du Temple de la Licorne Rose Invisible, qui lit aussi l'avenir dans les moustaches de chat, donc elle sait de quoi elle parle!). Et elle blâme Jenny pour l'ensemble de ses malheurs. Un peu fort de café quand même!
En parlant de café, enfin de consommation, Kate et Vicky boivent de l’eau gazeuse (avec des glaçons !). C’est aussi triste qu’un épisode de Steven Universe sans chanson. Alors que Dubuc boit du thé, et les deux dames au fond sirotent un petit verre de blanc. Arrive alors la serveuse, et Kate choisit le menu à la place de sa fille de peur que celle-ci ne reprenne du poids (au moins 300 gr ! Si Vicky était la Fée Clochette, je comprendrais la gravité de la chose, mais là…). Car Kate aurait remarqué ses joues rondes. Mais c’est pas vrai, qu’elle avoue plutôt avoir lu la planche 3, où Vicky s’empiffre des cookies, nom d’un p’tit schtroumpf !
La solution de Kate : que Vicky se trouve un but dans la vie, surtout si ce but consiste à torpiller la progéniture de la femme avec qui Will l’a trompée…Mais non, je me fais des idées, ça doit être un hasard. Pour ça, il faut que Jenny aille rejoindre Albin et Murphy au club des dépressifs, et pour y arriver, il faut identifier ce qui lui permet de tenir et le lui prendre. Mais qu’est-ce donc ? Que Vicky compte-elle dérober à son ex-meilleure amie ? Va-t-elle tenter de la rendre moche ou grosse en l’engraissant à son insu ? Ou bien, hypothèse plus plausible, va-t-elle tenter de lui voler le cœur de Hugo…Ce serait quand même sacrément ironique, quand dans le T4, Jenny sortait avec Fred et avait tenté de caser Vicky avec Hugo (ce qui avait débouché sur ce dernier avec la moitié d’un grimage de raton-laveur). Je me demande sérieusement si Hugo, personnage qui a tout de même bien évolué depuis sa création, aurait envie de sortir avec Vicky. À vrai dire, le seul scénario envisageable, c’est : Hugo n’en a aucune envie, mais il se laisse convaincre de faire semblant dans le but de faire réaliser à Jenny qu’il ne compte pas attendre qu’elle s’assume et peut aller voir ailleurs. Qu’elle ne le considère pas comme déjà acquis. Bon après, Vicky va devoir jouer la comédie devant tous les autres élèves, y compris les Langues-de-Vip, qui je le sens vont bien tester sa détermination. Et si tout cela remonte aux oreilles des Albinos…hum…eh bien pour résumer : ça ne va pas les aider à se concentrer sur leur problème déjà bien prenant. Le pire, c’est que j’imagine très bien Karine, qui a toutes les cartes en mains pour flairer la supercherie (elle sait que Jenny aime Hugo et que Vicky le sait aussi puisqu’elle le lui a elle-même révélé par inadvertance au téléphone) le garde néanmoins pour elle (et donc laisse Mégane se morfondre à l’idée que Vicky soit repartie dans l’hétérodoxie) car elle a d’autres « priorités ».
Mais bon, peu importe le plan de Vicky, la perspective seule semble les plonger, elle et Kate, dans une euphorie jubilatoire les incitant à faire un concours de synonymes : la faire souffrir, la démolir, la briser, l’écrabouiller, la détruire, la réduire en charpie, l’anéantir, l’annihiler…
Les meufs, vous en oubliez un :
Mais pour moi, donner envie d’évoquer les Daleks, qui sont juste l’équivalent extraterrestre des nazis, ça ne donne pas vraiment foi en l’Humanité.
Je ne le prends pas mal, t'inquiète. C'est vrai que je me prends aisément la tête pour rien. C'est parce que j'aime profondément cette bédé que je suis aussi critique et me pose autant de questions, je me sens investie émotionnellement. Il est possible qu'elle fasse désormais partie de mes intérêts spécifiques.
Il y a aussi qu'il y a un mélange de situations "pour rire" et carricaturales et d'autres plus sérieuses et faisant écho à la réalité. Rien que sur la dépression, il y a Murphy et Albin, et les deux cas ne sont pas traités de la même manière. Oui, dans cette bédé, il y a du réaliste et de l'irréaliste. Être aussi stupide que Jenny, c'est impossible. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir de l'empathie pour elle quand elle en souffre, par exemple quand Vicky la rejette pour sa maladresse alors qu'elle voulait bien faire.
Je sais bien que cette bédé n'est pas un traité de sociologie décrivant avec minutie les mécanismes qui régissent l'âme humaine. Le but est quand même de divertir. Disons que ça m'énerve assez qu'on instaure des choses pour ensuite les balayer quand elles ont passé leur intérêt narratif. Donc, que Vicky se fiche d'avoir manqué d'être tuée par un serial killer, ça m'agace. Qu'Albin guérisse miraculeusement juste au moment où on a besoin que Karine se mette à le détester, ça m'agace.
Sinon, je ne vois pas du tout Dan comme un "gentil", genre l'équivalent masculin de Karine dans un monde où tous sont des enfoirés sauf eux qui sont purs. Pour moi, il est aussi toxique que les autres pourtant plus pointés du doigt que lui. En fait, je trouve qu'il correspond au modèle du "Nice Guy", à savoir, au mec qui pense que parce qu'il a été gentil avec une fille, elle a l'obligation de l'aimer en retour (Hugo démarrait un peu sur ce modèle aussi, mais on a changé de direction avec lui). Mais forcément, voir en quoi un Nice Guy peut être nocif est plus subtil qu'avec un connard clairement affiché.
Il y a je pense toute une liste de raisons à pourquoi il ne va pas bien. C'est vrai, j'ai oublié de citer l'impression générale d'avoir compris qu'il n'était pas aussi brillant qu'il le croyait. N'empêche que je trouve certains points un peu bizarres, comme le soudain revirement sur la question de l'éthique: il ne veut pas devoir son succès à la publicité involontaire de Vinko, mais quand il revient "guéri", tout à coup ça ne le dérange plus...
Pour ce qui est du fait qu'il a été laissé seul, ça ne m'étonne pas trop en fait. Vous m'avez tous entendue (enfin lue^^) râler il y a trois ans à propos du manque de compréhension de son entourage envers lui, mais en fait, c'est triste, mais ce n'est pas si éloigné de la réalité. Je connais des gens dépressifs ou qui l'ont été, et j'ai moi-même eu un épisode dépressif (enfin, je l'interprête comme ça avec le recul, mais je n'ai pas eu de diagnostique à l'époque). Le fait est que, tout le monde n'a pas la chance d'être bien entouré, et par des gens suffisamment informés pour avoir l'attitude adéquate (et même quand on sait, c'est toujours délicat). Certains n'ont même pas compris que la dépression était une vraie maladie, et du coup minimisent la souffrance de la personne, voire remettent en question sa légitimité à souffrir. "Mais tu ne vas pas si mal que ça, en fait!" "Mais non, c'est dans ta tête!" "Tu n'as qu'à faire un effort, quand on veut, on peut! Reprends-toi!" C'est je pense un peu ce qui s'est passé avec Albin. Même Karine, la sainte et courageuse Karine qui lui apportait ses repas, ne semblait pas réaliser ce qu'il endurait, et ne pouvait pas entamer une conversation à ce sujet avec lui sans lui rappeler qu'à cause de lui la situation du groupe ne progresse pas (sauf dans les planches avec Anna, où la préoccupation de Karine est le mal qu'Albin pourrait lui faire). Pas que voie Karine comme monstrueuse pour ça, car je pense que c'est l'attitude que beaucoup de gens auraient. Et puis, le plus dégueulasse, ça reste le producteur, vraiment son SMS: "Je m'en tape qu'Albin souffre ou pas, tant que je peux me faire de l'argent sur lui!" Et cette perverse d'Anna n'est pas mal dans le genre non plus. En fait, je crois que si j'avais vraiment les glandes en lisant le tome 7, c'est parce que je devinais à quel point Albin devait être mal, mais que chaque épisode le faisant intervenir se concentrait plus le mal qu'il faisait aux autres, au travers du point de vue de Karine pour qui il devient un salaud. D'accord, il n'a pas rien à se reprocher, mais là c'était tirer sur l'ambulance et je crois qu'en temps que lectrice ça m'a mise très mal à l'aise s'assister à ça. Je trouve que le sort est hyper cruel avec lui. Mais la vie est cruelle. Et puis après?
Il faut dire aussi que seules 5 planches sont sorties dont 2 avec les Albinos, c'est encore un peu tôt pour aller dans les détails. Ces planches m'ont d'ailleurs donné l'impression de faire un récapitulatif "dans les épisodes précédents des Nombrils". Ça fait trois ans depuis la fin du T7, avec les Vacheries entretemps. Un petit rafraîchissement de mémoire en somme.
Mais concernant Albin et Karine, une autre théorie serait que:
L'un comme l'autre se réfugient dans le travail intensif pour ne pas avoir à y penser. Albin, en particulier (qui est toujours en dépression selon moi et la logique), je le vois bien compenser en devenant workaholic. Une petite précision pour ceux qui ne sont pas familiers avec la dépression: une personne dépressive n'est pas forcément en mode "déprime" non-stop. Il y a certes des phases d'effondrement, mais aussi de plus calmes, où la personne a l'air "normale" aux yeux de son entourage (d'où l'idée, pour les non-avertis qui ne connaissent que des clichés, qu'elle n'est pas vraiment dépressive ou qu'elle est guérie). Albin a été poignardé par son meilleur ami, a vu tout ce en quoi il croyait partir en miettes, a été manipulé à son tour par une ex qui a profité de son état de faiblesse et a probablement abusé de lui, il découvre qu'il a des sentiments malgré lui, se décide courageusement à les avouer, se voit rejeté par la personne en question et est désormais obligé de la cotôyer tous les jours dans le cadre de son boulot s'il veut que le rêve de sa vie ait des chances de se réaliser...je crois qu'à sa place, moi aussi je chercherais une échappatoire. Sans doute que vaut mieux le travail que l'alcool. Enfin je suppose. Des artistes qui pour ne pas craquer sous la pression cèdent aux psychotropes, il y en a. Et je vois Karine faire ça également.
Ben Jenny, c'est vraiment celle qui n'a pas encore évolué niveau look, donc, c'est celle dont c'est "le tour".
Mon Spirou 4179 étant arrivé à la bonne date, je peux déjà vous en livrer ma critique…le lendemain de celle du 4178, que voulez-vous, à moi aussi ça me fait bizarre. Mais ne perdons pas plus de temps en palabres inutiles…
Ça bouge du côté des Albinos…enfin, disons que les choses bougent pour eux, mais qu’eux-mêmes ne bougent pas beaucoup, car leurs répétitions sont loin d’être des promenades de santé. Leur nouveau rythme de vie les use, la pression crée des fausses notes. Littéralement. Parce qu’ils font de la musique.Si la tension est toujours palpable entre Mégane et Gary, ce n’est pas ce dernier qui est fautif cette fois, puisque c’est la punkette et puis Karine qui se gourent. L’erreur de Karine est d’ailleurs plus drôle, car elle permet de jouer sur le texte. On peut même s’amuser à imaginer les conséquences qu’aurait pu avoir sa confusion entre les sons « b » et « k » si les mots avaient été autres : « J’étais une pauvre fille, qu’on prenait pour une bonne » (rapport au fait que Jenny et Vicky la traitaient comme leur servante).
Ce qui m’a définitivement achevée cependant, c’est le « Je veux ma mamaaan ! » de Red. Qu’il craque, okay, mais de cette manière…c’était inattendu. Maintenant, j’ai envie de voir à quoi elle ressemble, cette maman, et la tête médusée que tireraient les autres si elle débarquait dans le studio pour réconforter son p’tit poussin roux.
Mais l’homme à la cravate hideuse entre dans l’écurie pour offrir une portion d’avoine à ses poulains : ils sont inscrits pour le Prix Révélation. Petit hic, pour avoir le droit de concourir sur cet hippodrome, il faudra mettre les bouchées double et galoper plus vite, que l’album soit bouclé trois semaines plus tôt, rien que ça. Évidemment, s’il y a la carotte…il y a le bâton !
C’est moi ou ce mec est de plus en plus inhumain ? Que l’industrie musicale soit un univers sans pitié, je veux bien, mais là il les traite juste comme des vaches à lait (j’ai changé d’onguligrade, désolée). Il leur a bien saboté le moral en tous cas (onguligrade…sabot…saboter…ça y est, tu l’as ?). Vous aurez remarqué que je n’aime pas du tout Patrick. Il faut dire que la façon dont il a traité Albin fin T7 (son message à Karine) m’est quelque peu resté en travers de la gorge.
Bref, voilà nos Albinos aussi sous pression que des mangakas. Au moins avec ça, Karine et Albin ne se disputent plus, mais c’est parce qu’ils n’ont matériellement pas de temps pour ça…
Hello !
Après une attente un peu longue mais qui ne rend que meilleur cet instant, Les Nombrils sont enfin de retour en prépublication dans Spirou. C’est l’heure pour moi de reprendre mes critiques au détail. Attaquons-nous aux quatre planches présentées dans ce n°4178 !
Une fois n’est pas coutume, la traditionnelle case de début d’album avec plan large du décor est d’une hauteur conventionnelle, représente un intérieur avec un protagoniste au centre, et est en partie dissimulée par une image de téléphone affichant un paysage urbain : la métropole, dont le nom n’est pas donné. Mais si c’est une métropole, c’est qu’il y a un réseau de métro, donc j’espère qu’on verra les personnages l’utiliser, parce que j’adore les trucs ferroviaires !
Il s’agit de la ville où les Albinos ont élu domicile pour enregistrer un album et faire progresser leur carrière. Karine envoie un message à ses copines restées à Nombrilopolis pour les tenir au courant du déroulement de cette merveilleuse épopée. Que ça soit par souci de concision ou pour dépeindre un quotidien idyllique afin de les faire baver de jalousie, elle se contente de banalités et d’anecdotes bateau, mais tait la réalité. Réalité qui nous est tout de même présentée à nous lecteurs dans un décalage hilarant entre ce que Karine dit et ce que l’on peut constater. Enfin, ce n’est pas non plus comme si cette réalité était sordide (on est trop tôt dans l’album pour ça, nyark nyark). Le fait le plus marquant étant qu’apparemment Gary n’est pas quelqu’un avec qui il est facile de vivre en colocation, parce qu’il ronfle (et je parie aussi qu’il pue des pieds, qu’il utilise tout le PQ sans remplacer par un nouveau rouleau, qu’il laisse traîner ses slips sales un peu partout et ne met pas de casque quand il regarde un hentai bien crade, ainsi tout le groupe peut profiter des « yamete kudasai ! »). Sinon, il se prend le bec avec Mégane durant les répétitions, ce qui semble être une routine et se fait s’arracher les cheveux à Patrick Von Boulet (pour rappel, c’est le mec qui dans le T7 a montré du mépris envers le tricot, ça je le retiens !) sous l’œil emprunt de pitié d’un ingénieur du son arborant un ramasse-miettes pire que celui de Dan. L’enregistrement du titre « Bouhouu ! On y arriva jamaaais ! » n’est pas de tout repos dites-donc ! Bah quoi ? Vu la manière dont Karine tient son micro on dirait vraiment que c’est le texte qu’elle chante ! Ce qui a l’air plus reposant en revanche, ce sont les cours que ne suivent pas Karine et Mégane, exténuées par le reste de leur existence (enfin, ça c’est ce qu’elles essaient de nous faire croire…moi je dis : addiction aux MMORPG). Avec cette pression immense que d’être à la tête des charts depuis deux semaines, les Albinos ont parfois besoin de décompresser en faisant les guignols lors des séances de photo (quoi que Karine donne l’impression de se prendre au sérieux), même Rei Ayanami Albin se déride !
Concernant ce fameux palmarès musical, je me suis permise un petit prognostic du style du top 4 :
1- Albin et les Albinos – Pour un monde meilleur : Ça on connaît. C’est le groupe qui a des textes engagés voire un petit peu anars, mais cherche quand même à avoir une image glam et soignée.
2- Chris Daryl – Toi et moi bébé han han ! : On connaît aussi, et le clone de Jean-Couillon ne semble pas s’être amélioré question vocabulaire. C’est en gros l’équivalent de Maitre Gims ou Ricky Martin dans l’univers de la bédé.
3- Sébastian – La saison désamour : Il fallait bien qu’il y ait un chanteur de variétoche, sans doute un vétéran qui plait à Tatie Germaine, qui fait des jeux de mots de qualité supérieure pour parler des crises que rencontrent les vieux couples et qui apporte un peu de calme et d’intelligence (enfin de son point de vue) dans son monde de brutes colonisé par des jeeeuuuuunes avec leur musique « boum-boum ! » inécoutable.
4- Les Underdogs – Mordu de toi : On a tous lu l’interview de Dubuc et Delaf, donc on sait tous qu’il faut s’attarder sur ceux-là. Bien.
« Underdog » est terme anglais signifiant « outsider »…qui est aussi un terme anglais en fait. Mais en gros, ce nom de groupe indique qu’ils se voient en temps que personnes et en temps qu’artistes comme dévalorisés, mis en marge, étrangers, profanes…Il y a aussi un film qui s’appelle Underdog, chien volant non identifié (une sorte de parodie de Superman) mais je doute qu’il y ait un rapport. Bref, nous avons affaire à un groupe qui se pose comme marginal, ce qui en général plait aux ados en manque de repères. Avec une touche d’émo. « Personne me comprend, oooouiiiiiin ! »
Nous n’avons droit qu’à trois des membres représentés dans l’interview, sans savoir s’ils sont plus ou s’il y a des filles parmi eux. Je préssens cependant que c’est un groupe 100% masculin. Comme j’aime bien juger les nouveaux personnages sur leur physique sans la moindre subtilité, voici comment je les appelle, de gauche à droite : « Edward Cullen », « Bobo hipster » et « Dark Albin ».
Le titre de leur tube du moment, « Mordu de toi » me conforte dans l’idée qu’il n’y a que des mecs, et qu’ils se la jouent romantiques avec leur public (féminin). Et l’emploi du verbe « mordre », pratique vampiresque, me conforte dans l’idée qu’on cherche à titiller une certaine fibre chez les adolescentes…
En conclusion : je les déteste déjà, ils me font penser à des groupes pour midinettes style Tokio Hotel.Mais on va quand même conclure la planche, surtout qu’il en reste trois à analyser ensuite. De retour au lycée on constate que la vapeur a été définitivement renversée : Karine est la fille populaire que tout le monde vénère, et Vicky et Jenny, sans qu’il soit confirmé qu’elles soient devenues aussi transparentes que ne l’était leur faire-valoir-esclave aux débuts de la bédé, n’ont plus autant la cote.En fait, c’est même pire : Vicky et Jenny avaient tous les mecs à leurs pieds mais les filles les détestaient par jalousie. Ici, Karine fait l’unanimité auprès de tous les genres. Et Vicky l’a mauvaise de façon assez prévisible.
Vicky essaie tant bien que mal de s’en remettre, ainsi que d’oublier que la période « fifille de riches pourrie gâtée » de sa vie est révolue, grâce à son activité fétiche, le shopping. Hélas, l’argent vient à manquer, ne pouvant pas financer la restauration de son orgueil blessé, elle est en disgrâce aux yeux des vendeuses qui la méprisent et des autres clientes qui se foutent de sa poire. Eh ouais, Vicky, tu devras renoncer à intégrer le Club de Mode du lycée de Lawndale…ah non, ça c’est dans Daria, oups !
Toujours avec son sens des priorités et sa logique implacables, elle va se plaindre auprès de son paternel (qui n’en vraiment plus rien à carrer de l’anglais). Il est à noter que le niveau de vie de la famille de Jenny a quand même nettement haussé : pas de pizza au micro-ondes, un environnement propre, ils ont même des sets de table ! Mais Vicky est furieuse, et pour (un peu) la calmer, Jennifer et Will se voient obligés de menacer de priver Jenna de Netflix (mais pour de faux, hein !). D’un côté, je comprends, mater des séries c’est quand même mieux que s’acheter des fringues (et puis, j’attends la nouvelle saison d’Orange is the New Black avec impatience), mais quand même, c’est un peu injuste.Heureusement que Kate n’est pas là, elle aurait sapé ce qui restait de moral à Vicky en lui confisquant son paquet de cookies, car « les mangeurs émotionnels doivent éviter la nourriture quand ils sont contrariés ». Mais c’est fini, Vicky, game over de ton ancienne vie, il ne reste plus qu’à rêver.
Elle et sa mauvaise humeur s’en vont dans la chambre qu’elle partage avec Jenny. Jenny qui lurke l’instagram d’Hugo entourée de kleenex usagers. Comme Jenny n’est pas un garçon (quel sens de l’observation !), soit elle a chopé un rhume, soit elle pleure son amour perdu. S’en suit une dispute où nos deux cocottes s’accusent mutuellement d’avoir ruiné la vie de l’autre, avec des touches de lesbophobie et de grossophobie pour faire bonne mesure, avant que tout ne dégénère en pugilat, et mon esprit de fan de Game of Thrones n’a pu s’empêcher de trouver une similitude avec un certain épisode bien gore (avec Vicky dans le rôle de la Vipère Rouge et Jenny dans le rôle de la Montagne si vous voyez ce que je veux dire)).
La dernière planche est une « jennerie » (contraction de « Jenny » et « connerie »). Comme dit en interview : personne ne veut s’identifier à Jenny car c’est le personnage le plus bête de la série…enfin, je trouve Jean-Ducon bien pire qu’elle mais passons. Il faut dire que son utilisation principale, c’est pour des gags découlant de sa stupidité (et parfois forcés dans le T7), ça n’aide pas vraiment à voir en elle autre chose que la bouffonne de service. Cette page ne déroge pas à la règle : elle tente de faire un truc bien, ça foire à cause de sa bêtise, mais elle passe à côté de la vraie cause de son échec. Sinon, en gros, la situation entre elle et Hugo n’a pas évolué. Notez la présence de cette météo emphatique : Jenny est triste, il est suggéré qu’elle a pleuré hors champs, et il pleut des torrents.
Ben tiens, je vais ressortir mes gifs de Super Princess Peach de mes posts précédents pour représenter les humeurs de nos trois héroïnes. Vous devinerez sans peine qui est qui.Parlons un peu chronologie à présent : il y a eu une ellipse, oui, mais de combien de temps? L’épisode de Jenny pourrait se passer facilement le lendemain de la fin du T7, mais ce n’est pas le cas des autres. En gros, cela se passe suffisamment tard pour que des routines se soient installées (le rythme de vie des Albinos avec les chamailleries de Mégane et Gary et le prof particulier ; la cohabitation dans la famille recomposée, l’abonnement Netflix de Jenna,…) bien que Vicky semble mettre un peu de temps à réaliser qu’elle n’a plus d’argent pour ses caprices. En même temps, cette ellipse est compréhensible, raconter en détail ce qui s’est passé n’a pas d’intérêt (genre, comment le prof privé est arrivé là). On n’a pas non plus affaire, comme dans l’une de nos théories, à un futur plus lointain qui nécessite d’expliquer comment on en est arrivés là en revenant en arrière. Certains points ne sont pas abordés pour ne pas surcharger, tel le fait que Mégane ne parle pas de Vicky, ou qu’Albin a l’air plutôt sain pour un gars qui a subi un choc post-traumatic, la psychophobie de son entourage et probablement un abus sexuel de la part d’une ex. Ça viendra après. En fin j’espère.
Petits détails disséminés : un nounours dégueulasse à vendre pour 50$ au lycée ; Jenna a toujours le même tee-shirt, mais après « Sex Bomb » et « Porn Star », c’est maintenant « Hot Babe » qui y est inscrit ; des éléments des anciennes chambres de Jenny et Vicky peuvent être aperçus dans leur nouvelle, telle la poupée Rebelle de Vicky ; Jenny a également une photo d’Hugo sur son miroir ; les tee-shirt du magasin en planche 3 qui disent « I love douche » (soit c’est du franglais pour dire qu’on aime se laver, soit qu’on aime utiliser un certain dispositif d’hygiène féminine, soit qu’on aime les gros connards) ; le classeur de Jenny avec écrit : « Math et Matic, 1+1=Love », connaissant la maîtrise de l’orthographe de cette dernière, j’hésite à demander si elle a imaginer Matt Smith en couple avec Mimie Mathy).
Ça, y est, je l'ai reçu...il y a quelques minutes (non, mais c'est terrible, quand je suis rentrée du taf vers 17h45, il n'y avait rien, mon fiancé débarque il y a dix minutes (il est passé faire des courses avant) et là, enfin le facteur était passé, vers 18h!).
Ce qu'il y a, c'est que ce soir j'ai une réunion de débriefing avec ma troupe de théâtre, donc pour la review, va falloir attendre encore un peu. Désolée.
Samedi et toujours pas de Spirou...! J'espère que ça ne va pas être une de ces semaines où je ne recevrai rien (ce ne serait pas la première fois). Mais pourquoi faut-il que ça arrive pour le numéro de retour des Nombrils, avec 4 pages et interview? Ah les aléas et mystères de la poste, je vous jure....

Ô rage, ô désespoir!
Je rentre du taf, je me précipite sur ma boîte aux lettres et...elle est VIDE! Mon Spirou arrivera sûrement demain! Désolée pour ceux qui attendaient la review, il faudra patienter encore un peu.

Je me demande surtout, à propos de ce groupe rival...rival comment? Il va y avoir une compétition pour décrocher un super contrat ou un truc dans le genre? Parce que si c'est juste une rivalité par rapport à la popularité, ça ne ressemble pas trop à la philosophie des Albinos que de concevoir la musique de cette façon. Surtout Albin, qui dans le tome précédent s'est révélé très psychorigide sur les questions d’éthique (bien qu'il semble avoir changé d'avis de façon tout à fait wtf vers la fin, mais je mets ça sur le compte de sa dépression). Enfin, d'un autre côté, il y a Karine, qui prend de plus en plus d'importance dans le groupe et qu'on présente comme de plus en plus rongée par l'ambition. Nous avions théorisé qu'elle pourrait sombrer dans le Côté Obscur...peut-être que ça passera par trahir le message et la philosophie du groupe pour la popularité en écrasant sans pitié la concurrence? Et du côté de Vicky et Jenny, je les vois bien tenter d'encourager le groupe rival afin d'empêcher Karine de définitivement leur voler la vedette. Ce que Mégane risque de ne pas apprécier....
J'aurais mon Spirou demain en toute logique. Je ferais ma review sous spoiler si ça vous branche.
Tiens, le coup du groupe rival, pourquoi on y a pas pensé? Alors que c'est plus logique que le concert à N-Y quand on y réfléchit. Et c'est moi, où dans son look de scène Mégane a du fard à paupières rouge façon geisha? Comme sur le fan art (moche) que j'avais fait en 2013!
Je crois plutôt qu'elle regarde l'objectif, on a juste l'impression qu'elle regarde à sa gauche.
Yay, le fofo refonctionne!
Bon, je vais recopier ce que j'ai dit en MP à Nikki sur DA tout à l'heure:
Oh, cool ces nouveaux looks! Bon, je suis pas fan des brillants sur les chaussures de Karine, mais c'est un micro-détail.
Je suis assez d'accord avec toi, il y a eu une ellipse temporelle, ne fusse que parce que dans le tome 7 on partait vers l'hiver, et là ils ont tous l'air d'être prêts à siroter leur Aperol Spritz sur la terrasse par une fin d'après-midi estivale...
Je remarque aussi que les deux filles sont tout sourire tandis que les mecs n'ont pas l'air assuré...Bon, évitons de trop théoriser là-dessus. Mais j'espère bien que cette ellipse ne servira pas d'excuse pour ne plus évoquer la dépression d'Albin (non, je ne lâcherai jamais l'affaire!), surtout qu'en relisant le 7, j'ai trouvé son entourage incroyablement psychophobe envers lui...
Hello la compagnie, je suis de retour! Enfin pas vraiment puisque je ne suis jamais vraiment parti. Disons plutôt que j'étais un consultateur fantôme du forum.
Pareil pour moi. En même temps, y'avait pas grand monde avec qui interagir.
- ... Et a eu la même idée que Joy de se mettre 3 percings à l'oreille ^^ (Ok ça mon petit délire perso)
Moi aussi j'ai un délire perso: Dans ma fic Miss Vitriol, il y a un passage où Albin réalise ce que Gary a fait dans le tome 5: filer de l'herbe à Karine. Et que dès qu'il le reverra, il va lui "remonter les bretelles même si pour le coup, des bretelles, il n'en a pas". Eh ben maintenant, il en a!
Bon, sinon, vous êtes d'attaque? Prêts à rire, pleurer et angoisser chaque semaine?
Oui, je confirme, c'est bien James le jeune-homme blond. Lui et Karine lisent le même livre: Le monde de l'industrie musicale par Patrick Von Boulet (le nouveau producteur des Albinos, je continue à aimer l'appeler comme ça). Sauf qu'on voit aux petits symboles sur le quatrième de couverture que Karine et James ne sont sont pas intéressés par le même aspect...
En attendant, j'ai fait une collab avec Chocolapeanut :elle le lineart et moi la colorisation.

PS: Je plussoie la première (et les autres sont pas mal non plus).